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Voyages en Turquie : découvrez les merveilles cachées

Voyages en Turquie : Découvrez les Merveilles Cachées de Turquie Voyager en Turquie offre une plongée dans un pays aux mille visages, entre mers, montagnes, histoire millénaire et nature préservée.Bien au-delà des sites incontournables comme Istanbul, la Cappadoce ou la côte égéenne, la Turquie recèle une multitude de merveilles cachées qui méritent le détour. Cet article encyclopédique invite les voyageurs francophones à découvrir ces trésors méconnus, en mettant l’accent sur le patrimoine historique, les splendeurs naturelles et la richesse gastronomique du pays. Rédigé dans un style rappelant Wikipedia tout en restant fluide et engageant, il vous guidera à travers des siècles d’histoire, des paysages saisissants et des saveurs inoubliables – de quoi inspirer votre prochain voyage en Turquie. Patrimoine historique et culturel : trésors millénaires Vue partielle du site archéologique de Göbekli Tepe, dans le sud-est de la Turquie. Ce sanctuaire néolithique, vieux de plus de 11 000 ans, est considéré comme le plus ancien temple du monde.La Turquie historique s’étend des premiers temps du Néolithique aux grands empires médiévaux, offrant aux curieux un véritable musée à ciel ouvert. Dans le sud-est du pays, le site de Göbekli Tepe dévoile des monuments érigés entre 9600 et 8200 av. J.-C. par des chasseurs-cueilleurs du néolithique précéramique. Considéré comme le plus ancien temple jamais découvert, ce complexe de piliers en forme de T, sculptés d’animaux sauvages, fournit un précieux aperçu des croyances en Haute Mésopotamie il y a 11 500 ans. Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2018, Göbekli Tepe a révolutionné la compréhension des débuts de la civilisation en prouvant que des sociétés pré-agricoles pouvaient édifier de tels sanctuaires. En Anatolie centrale, la capitale hittite de Hattusa (Boğazköy) témoigne elle aussi d’une civilisation ancienne florissante. Ses remparts cyclopéens, sa Porte des Lions et le sanctuaire rupestre de Yazılıkaya rappellent la puissance de l’Empire hittite au II eme millénaire av. J.-C. Plus tard, à l’époque hellénistique, c’est dans les montagnes du Taurus oriental qu’un roi antique a laissé son empreinte : au sommet du mont Nemrut (Nemrut Dağı), le roi Antiochos Ier de Commagène fit ériger au Ier siècle av. J.-C. un temple-tombeau monumental flanqué d’immenses statues à son effigie et à celle des dieux. Aujourd’hui encore, les gigantesques têtes de pierre du Nemrut – parmi les œuvres les plus impressionnantes de la période hellénistique – dominent la vallée de l’Euphrate à 2 100 m d’altitude. Ce sanctuaire, classé lui aussi à l’UNESCO, offre aux visiteurs un spectacle inoubliable au lever du soleil, lorsque les visages de pierre se teintent d’orange sur fond de montagnes. Plus à l’est, aux confins de l’Anatolie et du Caucase, les ruines de la cité médiévale d’Ani émerveillent par leur atmosphère de ville-fantôme figée dans le temps. Perchée sur un plateau isolé surplombant un ravin frontalier de l’Arménie, Ani fut au Xe siècle la capitale du royaume arménien des Bagratides. Surnommée autrefois « la cité aux mille et une églises », elle connut son apogée grâce à sa position stratégique sur la Route de la Soie, avant de décliner après l’invasion mongole et un tremblement de terre dévastateur en 1319. Inscrit au patrimoine mondial, le site d’Ani offre aujourd’hui un panorama complet de l’architecture médiévale régionale, des cathédrales arméniennes aux mosquées seldjoukides, disséminées dans un paysage désertique mélancolique. La Turquie de l’Est et du Sud-Est abonde en autres témoignages d’un riche passé multiculturel. La ville de Mardin, par exemple, domine la plaine de Mésopotamie du haut de ses collines. Ses maisons de pierre aux teintes miel et ses ruelles tortueuses reflètent un mélange unique de cultures kurde, arabe, turque et arménienne, à la croisée des mondes arabe et persan. Non loin de là, la cité antique de Termessos se cache dans les Monts Taurus, au nord-ouest d’Antalya. Il s’agit d’une ville pisidienne perchée à plus de 1 000 m d’altitude, accessible par un étroit col montagneux. Termessos est réputée pour être l’une des cités antiques les mieux préservées de Turquie, avec son théâtre à flanc de montagne et ses tombes rupestres encore intacts. Alexandre le Grand lui-même, en 333 av. J.-C., dut renoncer à s’emparer de ce véritable « nid d’aigle », tant la position était inexpugnable – un fait rare dans la conquête alexandrine, rapporté par les historiens de l’Antiquité. Le visiteur d’aujourd’hui, après une randonnée dans la pinède, peut admirer depuis le vieux théâtre de Termessos un panorama grandiose sur les sommets environnants et mesurer la grandeur passée de cette cité haut perchée. Enfin, n’oublions pas le patrimoine religieux et urbain plus récent, disséminé hors des grands circuits touristiques. Dans la région de la mer Noire, par exemple, le monastère de Sumela offre un spectacle saisissant : ce monastère orthodoxe gréco-byzantin du IV siècle est littéralement accroché à une falaise abrupte du parc national d’Altındere, à 1 200 m d’altitude, au-dessus des forêts du Pont. Sa situation spectaculaire, dominant la vallée depuis ses corniches rocheuses, en a fait un haut lieu de pèlerinage et l’un des joyaux cachés du patrimoine turc. De même, les vieilles villes ottomanes comme Safranbolu (classée à l’UNESCO pour ses maisons à colombages préservées) ou les caravansérails isolés sur les anciennes routes caravanières, témoignent du riche héritage culturel de l’Anatolie. Ces sites moins connus permettent aux voyageurs d’explorer l’histoire turque hors des foules, au plus près des pierres ancestrales. Merveilles naturelles : paysages d’exception Lac de Van, dans l’Est de la Turquie : au premier plan, l’île d’Akdamar et son église arménienne du Xe siècle ; à l’arrière-plan se dresse le mont Artos (3 537 m).Des cimes enneigées aux lacs d’un bleu azur, la nature turque offre une diversité remarquable de paysages, souvent méconnus des visiteurs. À l’extrême orient du pays se trouve le lac de Van, véritable mer intérieure perchée à 1 640 m d’altitude. Il s’agit du plus grand lac de Turquie (environ 3 700 km²) et de l’un des plus vastes lacs alcalins au monde. Ses eaux d’un bleu profond baignent des rivages volcaniques et abritent une biodiversité unique, notamment une espèce endémique de poissons et des colonies de flamants roses en migration. Sur une île au cœur du lac, la silhouette de l’église arménienne d’Akdamar (Xe siècle) se détache sur fond de montagnes – un décor naturel et culturel à couper le souffle. Les voyageurs peuvent s’y rendre en bateau depuis la côte et admirer les reliefs finement sculptés de l’église avant de piquer une tête dans les eaux étonnamment claires et flottantes du lac (fortement salé). Hiver comme été, le lac de Van demeure un spectacle en soi, d’autant qu’il est ceinturé de sommets majestueux tels que le volcan Süphan ou le mont Artos. Plus au centre de l’Anatolie, un autre lac offre un paysage surréel digne d’une autre planète : le lac Tuz (Tuz Gölü). Ce vaste lac salé peu profond, deuxième du pays par sa superficie, se transforme en désert blanc et rose durant la saison estivale, lorsque l’eau s’évapore presque entièrement. Les fortes concentrations de sel et la prolifération de micro-algues donnent alors à la surface du lac une teinte rose spectaculaire, attirant chaque année de nombreux curieux. Marcher pieds nus sur l’épaisse croûte salée du lac Tuz, au milieu d’un horizon sans fin, procure une sensation unique – et certains visiteurs y voient même des vertus thérapeutiques pour la peau et les pieds. Ce paysage minimaliste, où ciel et terre se confondent par effet de miroir, est l’une des merveilles géologiques cachées de la Turquie centrale. La Turquie est aussi un pays de montagnes imposantes, en particulier dans sa partie orientale. C’est là que se dresse le légendaire mont Ararat (Ağrı Dağı), point culminant du pays avec ses 5 137 mètres d’altitude. Volcan endormi à la cime enneigée, l’Ararat domine l’horizon de sa silhouette conique parfaite et exerce une fascination autant sur les alpinistes que sur les férus de mythologie. En effet, la tradition biblique en fait le lieu où l’arche de Noé se serait échouée après le Déluge, un récit qui confère au mont Ararat une aura sacrée depuis des millénaires. Bien que son ascension nécessite un permis spécial et une bonne condition physique, les panoramas qu’on y découvre – englobant les hauts-plateaux anatoliens et les frontières de l’Iran et de l’Arménie – comptent parmi les plus grandioses de la région. À l’autre extrémité du pays, dans le nord-est, les montagnes du Pont (Kaçkar et autres massifs) offrent un tout autre visage de la nature turque : forêts humides, vallées brumeuses, cascades et alpages verdoyants évoquent des paysages presque alpins. Les plateaux d’altitude de la mer Noire, comme Ayder ou Pokut, sont idéaux pour la randonnée estivale au milieu des paysages bucoliques de pâturages et de chalets en bois. C’est dans ce décor que l’on découvre également des sites comme le Çamlıhemşin et ses rivières fougueuses, ou le fameux monastère de Sumela, mentionné plus haut, dont la blancheur des murs contraste avec l’écrin vert sombre de la forêt. Entre mer et montagne, la diversité naturelle de la Turquie semble infinie. Les rivages de la Méditerranée cachent par exemple des curiosités comme les flammes éternelles du mont Chimère (Yanartaş, près d’Antalya), où des gaz s’échappant du sol brûlent en continu depuis l’Antiquité – un phénomène qui inspira sans doute le mythe de la Chimère de Lycie. Les entrailles de la terre abritent également des merveilles, à l’image de la grotte de Kocain (Antalya) et sa salle souterraine colossale, ou des canyons vertigineux tels que Saklıkent. Enfin, certaines côtes moins fréquentées recèlent des plages secrètes à l’eau turquoise et aux criques sauvages, loin des stations balnéaires courues. Qu’il s’agisse d’un lac de cratère aux allures de Maldives (comme le lac Salda, à l’ouest du Taurus) ou d’une steppe semi-désertique piquetée de cheminées de fée (en dehors de la Cappadoce touristique), les amoureux de la nature trouveront en Turquie un terrain d’exploration sans pareil, encore préservé du tourisme de masse pour de nombreux sites. Richesses gastronomiques : un voyage des papilles Plateaux de baklava à la pistache en vitrine d’une pâtisserie de Gaziantep (sud-est de la Turquie). Le baklava de Gaziantep, croustillant et parfumé, est réputé mondialement et bénéficie d’une Indication Géographique Protégée.La gastronomie turque constitue elle-même un voyage, tant elle est variée et enracinée dans l’histoire et la géographie du pays. Chaque région possède ses spécialités et savoir-faire, reflet des cultures qui s’y sont rencontrées au fil du temps. Le sud-est de la Turquie, en particulier, est un paradis pour les gourmands et a gagné une reconnaissance internationale pour la richesse de sa cuisine. La ville de Gaziantep, située au carrefour de la Mésopotamie et de la Méditerranée, est ainsi réputée pour sa longue tradition culinaire mise au cœur de son identité culturelle depuis l’Âge du Fer. Première du pays à avoir intégré le Réseau des Villes Créatives de l’UNESCO en tant que ville de gastronomie (distinction obtenue en 2015), Gaziantep fait la fierté de la Turquie gourmande. On y dénombre des centaines de recettes locales transmises de génération en génération, et près de la moitié des entreprises de la ville sont liées à l’alimentation ou aux épices. Impossible de quitter Gaziantep sans avoir goûté à son fameux baklava à la pistache – dont la qualité est telle qu’il bénéficie d’une AOP européenne – ou à ses kebabs d’agneau fondants, ses boulettes épicées (çiğ köfte), ses aubergines farcies et autres délices mêlant saveurs orientales et méditerranéennes. Plus au sud, la province de Hatay (Antakya) offre également un festival de saveurs issu d’un riche brassage culturel. Antioche fut un port d’échanges sur la Route de la Soie, un carrefour entre Levant, Anatolie et monde arabe. Sa cuisine cosmopolite s’est façonnée à travers 13 civilisations différentes, combinant des influences méditerranéennes, moyen-orientales et anatoliennes en un véritable creuset de parfums. Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO comme ville de gastronomie en 2017, Hatay est réputée pour ses mezzés variés (houmous, muhammara, feuilles de vigne farcies…), ses plats épicés à base d’huile d’olive et de légumes du soleil, ainsi que pour son inoubliable künefe – un dessert chaud à base de fromage frais, de cheveux d’ange et de sirop. La richesse en herbes aromatiques de la région, due à un climat doux, rehausse ces plats d’une touche unique, tandis que le bazar aux épices d’Antakya embaume de cumin, de sumac et de thym sauvage. La diversité gastronomique de la Turquie s’étend bien sûr à l’ensemble du pays. Sur les côtes égéennes et méditerranéennes, la tradition est aux mets à l’huile d’olive, aux poissons frais grillés et aux légumes farcis (courgettes, feuilles de vigne, artichauts) servis en mezzés. La région égéenne est aussi le berceau du vin turc et de la culture de l’olive, offrant d’agréables routes œnologiques autour d’Izmir ou de Denizli. En Anatolie centrale et dans les steppes intérieures, on retrouve une cuisine plus rustique et roborative, adaptée aux hivers froids : le mantı de Kayseri (petites ravioles au yaourt et à l’ail), le gözleme (crêpe farcie) et le yaourt sous toutes ses formes (nature, séché, en boisson ayran, etc.) y sont rois. La ville de Konya est célèbre pour son étli ekmek, sorte de longue pizza garnie de viande hachée épicée. Plus au nord, le long de la mer Noire, ce sont le poisson et le maïs qui dominent la table – le hareng et surtout l’anchois (hamsi) y sont préparés de dizaines de manières (frits, en pilaf, en boulettes…), accompagnés de galettes de maïs et de légumes verts locaux, sans oublier le succulent mıhlama (fondue de fromage frais au maïs) originaire du Rize. Impossible d’évoquer la gastronomie turque sans mentionner l’incontournable rituel du thé et du café. Partout dans le pays, du plus petit village aux grandes villes, on vous offrira un verre de thé noir fumant (cultivé en bordure de la mer Noire) servi dans un fin verre tulipe. Le café turc, préparé à l’ancienne dans sa petite cezve en cuivre, fait quant à lui partie du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO et se déguste lentement, parfois accompagné d’un loukoum sucré. Chaque région a aussi ses douceurs : lokum fondants à Istanbul, halva au tahini à Tahini, loukoums aux noix à Safranbolu, ou encore glace « salep » (à base d’orchidée) à Maraş. Ce voyage des papilles qu’offre la Turquie est une expérience à part entière, permettant d’entrer en contact avec les habitants dans la convivialité d’un repas partagé. Entre marchés colorés, étals d’épices parfumées et tables garnies de plats généreux, le visiteur comprend vite que la cuisine turque est le reflet vivant de l’âme du pays – un mélange subtil de traditions séculaires, d’influences venues d’ailleurs et d’amour du goût. La Turquie cachée se dévoile à ceux qui osent sortir des sentiers battus. Des vestiges néolithiques de Göbekli Tepe aux ruelles de Mardin, des eaux roses du lac Tuz aux plateaux verdoyants du Pont, et des cuisines épicées de Gaziantep aux douceurs d’Anatolie, le pays réserve d’innombrables surprises. Rédigé dans un esprit encyclopédique et optimisé pour une lecture en ligne, ce panorama des merveilles méconnues de Turquie aura – espérons-le – attisé votre curiosité. Préparez vos valises, affûtez vos sens : la Turquie, forte de son histoire, de sa nature et de sa gastronomie, n’attend que vous pour livrer ses trésors les mieux gardés. Bon voyage ou, comme on dit en turc, iyi yolculuklar ! Sources : Les informations de cet article s’appuient sur des sources fiables en français et en anglais, notamment des publications de l’UNESCO, des sites officiels du tourisme turc ainsi que des guides de voyage reconnus.
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Istanbul : Guide essentiel pour votre voyage

Istanbul : La perle des deux continents, guide du voyageur francophone Pourquoi Istanbul est une destination unique Istanbul est une ville légendaire, la seule métropole au monde à cheval sur deux continents – l’Europe et l’Asie – séparée par le détroit du Bosphore. Cette situation géographique exceptionnelle en fait un véritable carrefour de civilisations : depuis l’Antiquité, Istanbul relie les routes de la mer Noire à la Méditerranée, de l’Orient à l’Occident. Avec plus de 15 millions d’habitants, c’est la plus grande ville de Turquie (et d’Europe) et le cœur culturel et économique du pays. Ce mélange unique d’histoire millénaire et de modernité cosmopolite confère à Istanbul une atmosphère envoûtante. Mosquées aux dômes majestueux, églises byzantines, palais ottomans et gratte-ciel contemporains composent un paysage urbain d’une beauté à couper le souffle. En flânant dans ses ruelles animées, on passe en quelques pas d’un continent à l’autre, d’un appel à la prière résonnant depuis une mosquée aux airs de musique moderne dans un café branché. Istanbul fascine par son énergie foisonnante, son hospitalité chaleureuse et le contraste harmonieux entre tradition et innovation. Que vous soyez passionné d’histoire, amateur de gastronomie ou en quête d’expériences dépaysantes, cette ville-monde offre un dépaysement garanti et d’innombrables découvertes. Préparez-vous à tomber amoureux de la « perle du Bosphore », une destination vraiment unique en son genre. Aperçu historique simplifié : de Byzance à aujourd’hui Rares sont les villes au monde qui peuvent se targuer d’un passé aussi riche qu’Istanbul. Fondée au VIIeme siècle av. J.-C. par des colons grecs sous le nom de Byzance, la cité a très tôt prospéré grâce à sa position stratégique entre Europe et Asie. En l’an 330 apr. J.-C., l’empereur romain Constantin Ier en fait la nouvelle capitale de l’Empire romain d’Orient : la ville est rebaptisée Constantinople et devient le cœur flamboyant de l’Empire byzantin. Pendant un millénaire, Constantinople rayonne par sa splendeur architecturale (comme en témoigne la basilique Sainte-Sophie érigée au VIeme siècle) et son influence culturelle, jusqu’à sa chute en 1453. Cette année-là, le sultan Mehmed II s’en empare et la ville devient la capitale de l’Empire ottoman. Constantinople prend progressivement le nom d’Istanbul (nom officiel entériné en 1930) et s’enrichit de monuments emblématiques de la civilisation ottomane (palais, mosquées impériales, bazars…). Après la dissolution de l’Empire ottoman, Mustafa Kemal Atatürk fonde la République de Turquie le 29 octobre 1923 et choisit Ankara comme capitale administrative. Istanbul n’en demeure pas moins la plus grande ville du pays et son centre névralgique. Aujourd’hui, en arpentant ses quartiers historiques, on ressent partout le poids de ces siècles d’histoire : des ruines de l’époque gréco-romaine aux chefs-d’œuvre byzantins, des splendeurs ottomanes aux bâtiments modernes, Istanbul est un véritable livre d’histoire vivant, où chaque pierre raconte une légende. Lieux incontournables à visiter à Istanbul Impossible de visiter Istanbul sans découvrir ses monuments et sites les plus emblématiques, témoins de son histoire mouvementée et de sa richesse culturelle. Voici 15 lieux incontournables à ne pas manquer lors de votre séjour : Sainte-Sophie (Ayasofya) – Monument iconique, Sainte-Sophie fut successivement basilique byzantine (inaugurée en 537 sous l’empereur Justinien), mosquée après la conquête ottomane, puis musée au XXeme siècle, et de nouveau mosquée aujourd’hui. Son immense dôme doré, ses mosaïques chrétiennes voisines de calligraphies islamiques et ses colonnes de marbre en font un lieu éblouissant où l’Orient rencontre l’Occident. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, Ayasofya symbolise à elle seule la richesse historique d’Istanbul. Mosquée Bleue (Sultanahmet Camii) – Située juste en face de Sainte-Sophie, la célèbre Mosquée Bleue déploie ses six minarets élancés et sa cascade de coupoles dans le ciel stambouliote. Construite au XVIIeme siècle sous le sultan Ahmet Ier, elle doit son surnom aux 20 000 carreaux de faïence d’Iznik aux reflets bleutés qui ornent son intérieur. L’atmosphère y est sereine et spirituelle, surtout au matin ou en soirée lorsque la lumière joue sur les vitraux colorés. Astuce : admirez-la au coucher du soleil depuis un rooftop à proximité – la mosquée s’illumine à la nuit tombée, offrant un spectacle magique. Palais de Topkapı – Perché sur la pointe du Sérail face au Bosphore, le Palais de Topkapı fut pendant quatre siècles la résidence opulente des sultans ottomans. Cet immense complexe du XVe siècle comprend de superbes cours intérieures, des pavillons richement décorés de faïences, des jardins surplombant la mer, sans oublier le légendaire harem et le Trésor impérial (abritant les joyaux de la couronne, dont le célèbre diamant du Kasıkçı). Plongez dans l’univers des sultans en arpentant ces lieux chargés d’histoire et de mystère. Hippodrome de Constantinople (Place Sultanahmet) – Ancien cœur sportif et social de la Constantinople byzantine, l’Hippodrome est aujourd’hui une place publique agréable où subsistent plusieurs vestiges romains. Vous pourrez y voir la colonne de Constantin (érigée en 330 pour marquer la fondation de la nouvelle capitale romaine), l’Obélisque de Théodose (un monolithe égyptien vieux de 3 500 ans rapporté d’Alexandrie) ainsi que la colonne Serpentine (rapportée de Delphes) – des monuments antiques qui racontent le passé millénaire de la ville. Au nord de la place se dresse la fontaine allemande, offerte par l’empereur Guillaume II en 1901, ajoutant une touche pittoresque à ce lieu de promenade. Citerne Basilique (Yerebatan Sarnıcı) – Juste à côté de Sainte-Sophie se cache un palais souterrain fascinant. La Citerne Basilique, construite au VIeme siècle sous Justinien, était une vaste réserve d’eau pour la ville impériale. On y descend parmi 336 colonnes immergées dans la pénombre, reflétées par quelques centimètres d’eau au sol. L’ambiance y est mystérieuse et fraîche, avec une acoustique envoûtante – le lieu accueille même parfois des concerts le soir, profitant de son atmosphère unique. Ne manquez pas les deux têtes de Méduse sculptées servant de base à deux colonnes, énigmatiques vestiges réutilisés de l’Antiquité. Cette « forêt de colonnes » souterraine offre un véritable voyage dans le temps et figure parmi les monuments les plus originaux d’Istanbul. Grand Bazar (Kapalı Çarşı) – Bienvenue dans l’un des plus grands marchés couverts du monde ! Fondé au XVe siècle, le Grand Bazar est une véritable ville dans la ville, abritant plus de 4 000 boutiques et ateliers sous ses voûtes. Un dédale de corridors colorés vous y attend, où se succèdent joailliers, tapisseries, échoppes de cuir, céramiques, épices, souvenirs et bien d’autres. L’ambiance y est bouillonnante du matin au soir – n’hésitez pas à marchander (c’est la règle du jeu ici) et à vous perdre dans ses allées pour goûter à la fièvre orientale d’Istanbul. Une pause thé à la menthe dans l’une des petites cours intérieures vous permettra de recharger vos batteries avant de replonger dans ce labyrinthe marchand. Bazar Égyptien (Marché aux Épices) – Non loin du Grand Bazar, près du pont de Galata, le marché aux Épices (Misır Çarşısı) est un autre bazar historique à l’ambiance enivrante. Plus petit et spécialisé, il regorge d’échoppes proposant épices aux mille parfums, thés, loukoums multicolores, fruits secs, miel, huiles et produits naturels. Les odeurs de cannelle, de safran, de menthe et de café turc vous enveloppent dès l’entrée. Construit au XVIIeme siècle, le bazar Égyptien servait à l’origine de marché aux denrées arrivant d’Orient (d’où son nom). Aujourd’hui encore, c’est le meilleur endroit pour acheter des épices de qualité ou simplement flâner dans un festival de senteurs et de saveurs orientales. Une explosion pour les sens ! Mosquée Süleymaniye – Dominant la Corne d’Or du haut de sa colline, la mosquée Süleymaniye est un chef-d’œuvre de l’architecte Sinan, érigé au XVIeme siècle pour le sultan Soliman le Magnifique. Moins visitée que la Mosquée Bleue, elle n’en est pas moins grandiose : sa vaste cour aux arcades élégantes et son intérieur sobre et harmonieux créent une ambiance sereine. Les jardins de la mosquée offrent une vue panoramique splendide sur le Bosphore et la ville. Vous pourrez également visiter, derrière la mosquée, le jardin funéraire où reposent Soliman et son épouse Roxelane dans de jolis mausolées décorés de faïences. Un lieu plein de majesté et de calme, idéal pour une pause spirituelle. Tour de Galata – Sur la rive nord de la Corne d’Or, la silhouette médiévale de la Tour de Galata surveille Istanbul depuis 1348. Construite par les Génois, cette tour cylindrique en pierre (67 m de haut) servait de tour de guet dans le quartier fortifié de Galata. Aujourd’hui restaurée, elle accueille les visiteurs désireux d’obtenir l’un des plus beaux panoramas sur la ville. Du haut de sa plateforme, la vue à 360° embrasse la vieille ville historique, le Bosphore, la Corne d’Or et les quartiers modernes – un spectacle à couper le souffle, surtout au coucher du soleil. La Tour de Galata est l’un des symboles d’Istanbul, immanquable sur vos photos de voyage. (Petite anecdote : selon la légende, c’est du sommet de cette tour que l’inventeur ottoman Hezarfen Çelebi s’élança au XVIIeme siècle avec des ailes artisanales pour réaliser le premier vol au-dessus du Bosphore !) Place Taksim et Avenue İstiklal – Taksim est le cœur moderne d’Istanbul, une grande place toujours animée qui symbolise la vie contemporaine stambouliote. Autour de la place, restaurants, hôtels, centre culturel et station de métro en font un carrefour névralgique. De là part l’avenue İstiklal, grande artère piétonne de 1,4 km bordée de boutiques internationales, de cinémas, de cafés historiques, de galeries d’art et de bâtiments de style européen. Un tramway historique rouge la parcourt encore et ajoute à son charme. Flâner sur İstiklal, c’est ressentir l’effervescence d’Istanbul la nuit tombée, entre les musiciens de rue, les odeurs de marrons grillés et la foule cosmopolite. Les ruelles perpendiculaires (vers Galata ou Çukurcuma) offrent bars branchés, restaurants et clubs pour profiter de la vie nocturne stambouliote. Un passage obligé pour capter l’énergie moderne de la ville. Palais de Dolmabahçe – Sur les rives du Bosphore, le palais de Dolmabahçe témoigne du faste des derniers sultans ottomans au XIXeme siècle. Construit dans un style européen baroque/rococo, il contraste avec l’architecture ottomane classique de Topkapı. Ses façades blanches longent élégamment le détroit. À l’intérieur, la décoration éblouit par sa profusion de dorures, de cristaux (le grand lustre de 4,5 tonnes est célèbre), de marbres et de soieries. Ne manquez pas l’immense salle du trône et la salle de réception à la coupole impressionnante. C’est ici qu’Atatürk est décédé en 1938, rendant le lieu encore plus cher au cœur des Turcs. Les jardins à la française offrent une vue imprenable sur le Bosphore et permettent une agréable promenade. Dolmabahçe illustre l’occidentalisation de l’Empire ottoman finissant et constitue une visite enrichissante et visuellement splendide. Quartier d’Ortaköy (et mosquée Ortaköy) – Niché au bord du Bosphore, sous le majestueux pont du 15-Juillet (premier pont du Bosphore), le coquet quartier d’Ortaköy charme par son ambiance de village. On y trouve la petite mosquée d’Ortaköy, bijou du XIXeme siècle en marbre blanc, célèbre pour être photogénique avec le pont en arrière-plan. Le matin, on peut y voir les pêcheurs le long du quai, tandis que le week-end, la place se remplit d’étals d’artisans et de stands de kumpir (délicieuses pommes de terre fourrées, spécialité d’Ortaköy). C’est un lieu idéal pour déguster une gourmandise sur le pouce en admirant le va-et-vient des bateaux. Ortaköy offre un magnifique point de vue sur le Bosphore et la rive asiatique en face, particulièrement féerique à la tombée de la nuit lorsque le pont suspendu s’illumine. Quartier de Kadıköy (côté asiatique) – Pour goûter à l’atmosphère du versant asiatique d’Istanbul, une escapade à Kadıköy s’impose. Ce quartier vivant et authentique, très prisé des Stambouliotes, offre un visage plus local de la ville. Son marché traditionnel regorge de poissonniers, primeurs, fromagers et vendeurs d’épices, reflétant la richesse gastronomique turque. Le soir, les jeunes de Kadıköy envahissent les petits cafés et bars bohèmes pour boire un thé ou une bière artisanale ; l’ambiance y est détendue et artistique. Kadıköy est également un hub de transport (gare de Haydarpaşa à l’architecture ottomane majestueuse, ferries vers la rive européenne). Le quartier de Moda, en bord de mer, invite à la promenade au coucher du soleil face à la silhouette d’Istanbul. Loin de l’effervescence touristique de Sultanahmet, Kadıköy offre une expérience plus authentique de la vie stambouliote, un équilibre entre tradition populaire et modernité branchée. Les Îles des Princes (Adalar) – Au large d’Istanbul, dans la mer de Marmara, un archipel de neuf îles offre une parenthèse bucolique appréciée des locaux comme des voyageurs. Quatre de ces Îles des Princes sont facilement accessibles en ferry depuis la ville (en environ 1h). La plus grande, Büyükada, est la plus fréquentée : on y circule en vélo ou en calèche électrique (les voitures étant interdites), entre villas anciennes et forêts de pins. On peut y visiter le monastère Saint-Georges sur sa colline ou profiter des petites plages. Héybellada, Burgazada et Kınalıada, plus petites, ont aussi leur charme tranquille, leurs criques et leurs restaurants de poisson. Une excursion d’une journée sur ces îles permet de respirer l’air marin loin de l’agitation et d’apprécier un autre visage d’Istanbul, celui des villégiatures d’été ottomanes et de la douceur de vivre. En été, pensez à partir tôt le matin pour éviter la foule sur les ferries. Église Saint-Sauveur-in-Chora (Kariye Camii) – Caché dans le quartier de Balat, ce bijou byzantin du XIVeme siècle est un trésor souvent méconnu des visiteurs. Ancienne église byzantine renommée pour ses mosaïques et fresques époustouflantes, elle fut transformée en mosquée (Kariye Camii) à l’époque ottomane, puis en musée, et tout récemment redevenue mosquée en 2020. Malgré sa taille modeste, Saint-Sauveur-in-Chora abrite certaines des plus belles mosaïques byzantines au monde, illustrant notamment la vie de la Vierge Marie et du Christ. Les scènes dorées et colorées qui tapissent ses parois émerveillent par leur finesse et leur excellente conservation, offrant un aperçu de la splendeur artistique de Byzance. Une visite s’impose pour les amateurs d’art et d’histoire – en veillant aux heures d’ouverture, puisqu’étant une mosquée, le site peut être fermé durant les offices religieux. Ce joyau caché, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, constitue un complément idéal aux visites de Sainte-Sophie et de la Mosquée Bleue pour approfondir la découverte du riche héritage byzantin d’Istanbul. (Chacun de ces lieux pourra faire l’objet d’un article détaillé ultérieurement – cette liste vous donne un avant-goût des merveilles qui vous attendent à Istanbul !) Où loger à Istanbul : les quartiers recommandés pour les touristes Istanbul est une mégapole immense, et le choix du quartier où séjourner peut influencer grandement votre expérience. Voici quelques quartiers plébiscités par les voyageurs, offrant chacun une ambiance différente : Sultanahmet (vieille ville historique) – Idéal pour un premier séjour, ce quartier central rassemble la majorité des sites historiques (Sainte-Sophie, Mosquée Bleue, Topkapı, Grand Bazar…) à distance de marche. On y trouve de nombreux hôtels de charme. Certes très touristique et un peu plus cher, Sultanahmet permet de s’immerger dans l’atmosphère historique dès la sortie de l’hôtel : imaginez marcher quelques minutes et voir surgir la silhouette de la Mosquée Bleue au petit matin. Le soir, le quartier est plus calme une fois les visiteurs partis, ce qui garantit des nuits paisibles. Une base incontournable pour un court séjour orienté culture. Taksim & Beyoğlu (centre moderne et vie nocturne) – De l’autre côté de la Corne d’Or, autour de la place Taksim et le long de l’avenue İstiklal, s’étend le quartier de Beyoğlu. Plus européen dans l’âme, animé de jour comme de nuit, c’est le centre névralgique de la vie moderne stambouliote. Vous y trouverez un large choix d’hôtels internationaux, d’appartements et d’auberges. Le soir, Beyoğlu s’anime intensément : restaurants variés, bars à musique live, clubs… c’est le quartier de la fête et des sorties. En journée, on profite des galeries d’art, des boutiques tendance, et de sites culturels (musée de Péra, tour de Galata en bas de la colline, etc.). Pour les voyageurs en quête de dynamisme urbain, c’est un excellent choix. Karaköy & Galata (le coin branché bohème) – Niché en bord de Bosphore juste en-dessous de Beyoğlu, Karaköy est devenu ces dernières années l’un des quartiers les plus en vogue d’Istanbul. Ancien quartier portuaire et commercial, il s’est transformé en repaire arty et hipster avec ses cafés design, ses galeries d’art, ses boutiques de créateurs et ses restaurants fusion. Les ruelles de Karaköy ont beaucoup de charme, mêlant architecture ancienne et street art. À deux pas, le quartier de Galata autour de la tour éponyme attire aussi les voyageurs à la recherche d’une ambiance bohème. Le soir, la jeunesse stambouliote s’y retrouve pour sortir dans des bars branchés nichés dans d’anciens entrepôts. Niveau hébergement, on y trouve d’élégants boutique-hôtels et des auberges de jeunesse stylées. Parfait pour séjourner dans un cadre tendance, central et authentique à la fois. Kadıköy (côté asiatique, ambiance locale) – Traverser le Bosphore pour loger à Kadıköy peut être un excellent choix pour ceux qui veulent un aperçu de la vie locale. Ce quartier sur la rive asiatique, décontracté et branché, offre de bonnes adresses d’hôtels et surtout d’appartements à louer à des prix souvent plus doux qu’en Europe. Kadıköy est apprécié pour son marché alimentaire typique, ses nombreux cafés, librairies et bars fréquentés par les habitants du coin, notamment les étudiants et artistes. On y ressent une ambiance plus authentique et jeune, loin de l’agitation touristique. Cependant, si vous ne restez que quelques jours, notez que Kadıköy est excentré par rapport aux grands monuments : il faudra prendre le ferry ou le métro pour rejoindre Sultanahmet (comptez 20-30 min de traversée). Un choix de caractère pour un séjour plus long ou pour un second voyage. Balat (quartier coloré et alternatif) – Situé sur la rive européenne le long de la Corne d’Or, Balat est un ancien quartier juif et grec aujourd’hui en plein renouveau. Connu pour ses maisons ottomanes aux façades pastel et ses cafés vintages, Balat séduit les voyageurs en quête d’une expérience hors des sentiers battus. Loin des hôtels standardisés, on y trouve plutôt quelques petites guesthouses de charme ou des locations Airbnb. L’ambiance est bohème et photogénique : ruelles pavées en pente, street art, friperies, échoppes traditionnelles… Balat a gardé une âme authentique tout en devenant le nouveau quartier cool d’Istanbul. Si vous aimez sortir des zones touristiques et ne craignez pas de vous éloigner un peu du centre (Balat est à ~20 minutes de tram/bus de Sultanahmet), séjourner ici vous donnera l’impression de vivre un Istanbul de carte postale, calme le soir et follement instagrammable le jour. (Conseil : quelle que soit la zone choisie, assurez-vous d’être proche d’une station de tram, métro ou ferry afin de faciliter vos déplacements. La ville est vaste, mieux vaut pouvoir la sillonner facilement depuis votre pied-à-terre.) Se déplacer à Istanbul : transports pratiques et astuces Une ville tentaculaire – Istanbul s’étend sur plus de 1 500 km² (soit 15 fois la taille de Paris !) avec des quartiers répartis de part et d’autre du Bosphore. Heureusement, la ville dispose d’un réseau de transports en commun étendu et efficace : tramways, métros, bus, funiculaires, bateaux et même un train sous-marin (Marmaray) relient les principaux secteurs. Pour en profiter, l’astuce indispensable est d’acquérir une Istanbulkart, la carte de transport rechargeable. Unique pour tous les modes (tram, métro, bus, ferry…), elle offre un tarif bien plus avantageux que les tickets à l’unité. Vous pouvez l’acheter et la recharger dans les bornes ou kiosques des stations. Tram et métro – Le tramway T1 est particulièrement utile aux touristes : il traverse la vieille ville (Sultanahmet, Grand Bazar) jusqu’à Galata et au-delà. Le métro, lui, compte de nombreuses lignes modernes couvrant aussi bien l’Europe que l’Asie (pratique pour atteindre des sites comme le quartier moderne de Levent ou l’aéroport). Mention spéciale au funiculaire ancien du Tünel (le 2eme métro le plus vieux du monde) qui relie Karaköy à la colline de Galata en deux minutes seulement, ainsi qu’au funiculaire moderne entre Taksim et Kabataş. Bus et dolmuş – Les bus urbains desservent partout mais peuvent être ralentis par le trafic dense aux heures de pointe. Pour une expérience locale, essayez un dolmuş, ces minibus collectifs jaunes qui partent une fois pleins : économiques et typiques, ils suivent des itinéraires fixes et vous pouvez descendre où vous voulez en payant une petite somme (pratique le soir tard quand le métro est fermé, par exemple). Ferries sur le Bosphore – Le bateau fait partie intégrante du quotidien stambouliote. Emprunter un ferry public pour traverser du côté européen au côté asiatique (par exemple d’Eminönü à Üsküdar ou Kadıköy) est non seulement pratique (évite les embouteillages), mais aussi un pur plaisir. Pour quelques livres turques seulement, vous profiterez d’une mini-croisière avec vue imprenable sur les deux rives, le tout en dégustant un thé chaud vendu à bord pendant que les mouettes tournoient autour du bateau. Inoubliable au lever ou au coucher du soleil ! Taxis et applications – Les taxis stambouliotes sont nombreux et bon marché en comparaison européenne, mais il faut rester vigilant. Assurez-vous que le chauffeur active le compteur (taximetre) et ayez une idée de l’itinéraire (les applis de cartographie peuvent aider) pour éviter les détours volontaires. En cas de doute, n’hésitez pas à utiliser les applications de transport locales comme BiTaksi (ou Uber, présent à Istanbul via les taxis officiels) afin de commander un taxi enregistré, suivre le trajet et payer sans liquide. Évitez les taxis non officiels et méfiez-vous des étrangers trop amicaux qui vous proposeraient de vous emmener quelque part de façon impromptue – il existe quelques arnaques rapportées, mieux vaut rester prudent. De/vers les aéroports – Istanbul a deux aéroports principaux : Istanbul Airport (IST) au nord-ouest (le grand nouvel aéroport) et Sabiha Gökçen (SAW) à l’est sur la rive asiatique. Pour rejoindre le centre depuis IST (à ~40 km), les navettes express Havaist sont recommandées : confortables et pas chères, elles vous déposent à Taksim, Sultanahmet ou d’autres points centraux. Il existe aussi une ligne de métro nouvelle (M11) reliant l’aéroport à la ville en environ 35 min, pratique et économique si votre hôtel est près d’une station de correspondance. Depuis Sabiha Gökçen, des navettes Havabus ou des bus publics + métro vous amènent côté européen. Le taxi est une option plus coûteuse (surtout depuis IST), à réserver de préférence à l’avance auprès de compagnies de confiance si vous le prenez. (Astuce : évitez de conduire vous-même à Istanbul – la circulation est intense et le code parfois sportif. Préférez les transports publics ou taxis, bien plus relax pour profiter de votre séjour.) Que manger à Istanbul : plats à ne pas manquer La cuisine stambouliote, à l’image de la ville, est riche en saveurs et en diversité. Voici quelques spécialités incontournables à goûter lors de votre voyage : Les kebabs variés – En Turquie, kebab signifie simplement “grillade” et il en existe de multiples versions ! Impossible de passer à côté du fameux döner kebab (fine lamelles de viande grillées à la verticale, souvent servies en sandwich ou sur assiette), mais testez aussi le şiş kebab (brochettes de viande marinée grillée), l’Adana kebap (viande hachée d’agneau pimentée en forme de longue brochette) ou le cağ kebabı (agneau rôti à l’horizontale, spécialité d’Erzurum). Ces viandes savoureuses, accompagnées de riz pilaf, de pain pita et de salade, font partie intégrante de la gastronomie turque quotidienne. Chaque région a sa recette, mais Istanbul vous permet de toutes les découvrir dans les nombreux restaurants kebapçı. Bon à savoir : le İskender kebab, originaire de Bursa (à côté), est très populaire à Istanbul – il s’agit de döner servi sur du pain pita avec sauce tomate, beurre fondu et yaourt, un régal ! Les meze – À l’heure du dîner, surtout en accompagnement d’un verre de rakı (l’alcool anisé local), les mezze sont incontournables. Ce sont de petits plats à partager, chauds ou froids, qui couvrent la table de multiples saveurs. On y retrouve par exemple le houmous (purée de pois chiches au sésame), le baba ganoush (caviar d’aubergine), les dolma (feuilles de vigne farcies au riz), le tzatziki (yaourt au concombre et à l’ail, appelé cacık en turc), la salade d’aubergines grillées, ou encore des bébereks (feuilletés salés). Chaque restaurant propose sa sélection. Ces assortiments permettent de goûter à tout et de découvrir la richesse de la cuisine turque en mode convivial. Ne manquez pas de tester les midye dolma, de délicieuses moules farcies de riz épicé, souvent vendues par des marchands ambulants et qui peuvent aussi faire office de meze. Pide et lahmacun – Souvent comparés à des pizzas turques, ces deux classiques rapides et économiques font un déjeuner parfait. Le lahmacun est une galette très fine croustillante garnie d’un hachis de viande, tomate, oignon et épices, qu’on arrose de jus de citron et roule pour croquer sur le pouce. Le pide se présente comme une longue barque de pâte légèrement épaisse, garnie selon les envies : fromage (essayez le pide au fromage fondant avec œuf coulant au centre), viande hachée épicée, sucuk (saucisse épicée turque) ou épinards… Cuit au four à bois, le pide est moelleux et rassasiant. Ces plats simples et savoureux se trouvent partout, des salons de thé aux restaurants spécialisés (pideci). À accompagner d’un verre d’ayran, le yaourt liquide salé turc, pour une expérience locale authentique. Street-food d’Istanbul – La rue stambouliote est un paradis pour les gourmands. Parmi les en-cas emblématiques : le simit, ce pain rond en forme de bretzel couvert de graines de sésame, se déguste du petit-déjeuner au goûter, nature ou avec du fromage. On l’achète à des vendeurs ambulants pour quelques livres – croustillant à l’extérieur, moelleux à l’intérieur, un délice avec un thé. Autre incontournable : le balık ekmek, littéralement “poisson pain”, un sandwich au poisson grillé (généralement du maquereau frais) avec salade et oignons, servi directement depuis les barques-grill flottantes à Eminönü ou dans les échoppes du bord de l’eau – un must pour bien sentir l’âme d’Istanbul en grignotant au bord du Bosphore. Citons aussi les kestane kebab (marrons chauds grillés, surtout en hiver), le maïs grillé ou bouilli vendu dans la rue, les gözleme (sortes de crêpes turques garnies d’épinard-fromage, cuites sur une plaque), ou les köfte sandwich (sandwichs aux boulettes de viande grillées, comme à Sultanahmet). Pour les plus aventureux, goûtez le fameux çiğköfte végétarien (boulettes épicées de boulgour et piment, servies dans une feuille de salade avec du citron) – autrefois à base de viande crue, il est désormais le plus souvent proposé sans viande, très épicé et plein de saveurs. Douceurs et desserts – Les becs sucrés seront au paradis à Istanbul. Le baklava est roi : ces feuilletés en couches ultra-fines garnis de pistaches ou de noix et imbibés de sirop sucré se déclinent en baklava traditionnels, en “doigts de femme” (rouleaux) ou en nids d’oiseau, et se dégustent idéalement avec un thé pour équilibrer le sucre. Rendez-vous par exemple chez Karaköy Güllüoğlu, une institution, pour tester les meilleurs baklavas de la ville. Autre douceur à ramener impérativement : les loukoums (lokum), ces petites gelées tendres parfumées à l’eau de rose, à la pistache, au citron… saupoudrées de sucre glace. On en trouve de toutes les couleurs et saveurs, souvent offerts en dégustation dans les bazars. N’oublions pas le thé turc (çay), véritable potion nationale, servi noir dans de jolis verres tulipe tout au long de la journée – un incontournable pour accompagner n’importe quelle pause sucrée. Et pour les gourmands curieux, testez le künefe (pâte fine de kadaïf garnie de fromage frais, grillée et trempée de sirop, servie chaude avec des pistaches) ou le dondurma (glace turque à la texture élastique servie par des marchands facétieux). Bon appétit ! (La gastronomie turque est si riche qu’un seul voyage ne suffira pas à tout goûter… Raison de plus pour revenir !) Expériences uniques à vivre à Istanbul Au-delà des monuments et des musées, Istanbul propose des expériences mémorables qui vous plongeront dans son ambiance unique. Voici quelques idées d’activités incontournables pour vivre la ville autrement : Faire une croisière sur le Bosphore – Sillonner le détroit du Bosphore en bateau est une expérience magique à ne pas manquer. Que ce soit à l’occasion d’un tour en ferry public (très économique) ou d’une croisière organisée (avec guide ou même en dîner-croisière le soir), naviguer entre deux continents offre des panoramas exceptionnels : palais de sultans en marbre bordant l’eau, ponts suspendus majestueux, villages de pêcheurs, silhouettes de mosquées sur les collines… Au coucher du soleil, le spectacle est féerique avec le ciel se parant d’orange derrière les minarets. De nuit, les rives illuminées confèrent une atmosphère romantique inoubliable. Installez-vous sur le pont, un verre de thé à la main, et laissez-vous bercer par les flots du Bosphore, c’est Istanbul dans toute sa splendeur. Admirer un coucher de soleil sur Istanbul – La ville aux Sept Collines offre des points de vue sublimes pour contempler le crépuscule. L’une des expériences les plus poétiques est de se rendre en fin de journée sur la rive asiatique à Üsküdar : depuis la promenade de Salacak ou du parc de Maiden’s Tower, vous verrez le soleil disparaître derrière la skyline d’Istanbul côté européen, les dômes et minarets se détachant en ombres chinoises. Un moment à la fois serein et grandiose, très prisé des locaux (vous verrez de nombreux couples et photographes s’y poster). D’autres lieux fabuleux : la colline de Pierre Loti à Eyüp, avec son café historique dominant la Corne d’Or, ou la tour de Galata pour une vue à 360°. Où que vous soyez, écoutez l’appel à la prière qui retentit alors depuis des dizaines de mosquées – un instant suspendu qui donne des frissons. Se détendre dans un hammam traditionnel – Offrez-vous un voyage sensoriel dans le temps en fréquentant un bain turc (hammam) historique. Istanbul compte de nombreux hammams plusieurs fois centenaires, aux magnifiques salles de marbre et coupoles ajourées (comme le Çemberlitaş Hammam ou le Cağaloğlu Hammam, respectivement construits au XVI<sup>e</sup> et XVIIIeme siècle). Le rituel n’a pas changé : vous passerez de la pièce chaude au marbre brûlant à la pièce tiède pour le gommage énergique au kese (gant de crin) fait par un tellak ou une masseuse, avant un savonnage moussant relaxant et un rinçage à l’eau fraîche. On ressort du hammam purifié, détendu et la peau douce comme jamais. C’est une expérience de bien-être typiquement stambouliote, un héritage des bains romains et ottomans, à vivre idéalement en milieu de séjour pour se ressourcer après de longues journées de visite. (NB : les hammams traditionnels ont des horaires séparés hommes/femmes ou des sections différentes ; renseignez-vous à l’avance.) Assister à une cérémonie de derviches tourneurs – Mystique et envoûtante, la danse des derviches tourneurs (mevlevis) est une pratique soufie qu’il est possible d’observer à Istanbul lors de spectacles culturels. Vêtus de longues robes blanches évasées et de bonnets en feutre, les derviches exécutent une lente rotation sur eux-mêmes, tournoyant de plus en plus vite au son de la musique traditionnelle (flûte ney, tambours) pour atteindre un état de transe spirituelle. Plusieurs lieux proposent ce type de cérémonie pour les visiteurs, notamment la salle de spectacle du Galata Mevlevi Museum (ancien couvent de derviches à Galata) ou certains centres culturels de Sultanahmet. Voir ces silhouettes blanches tournoyer avec grâce et recueillement est une expérience culturelle unique, offrant un aperçu de la dimension spirituelle et philosophique de l’héritage soufi turc. Vous en ressortirez apaisé et fasciné. Prendre le temps d’un thé ou d’un café turc avec vue – La vie stambouliote ne serait pas complète sans ses pauses çay (thé) à toute heure. Pour une expérience authentique, installez-vous dans un café traditionnel avec vue – par exemple au café Pierre Loti mentionné plus haut, ou dans l’un des rooftop cafés de Sultanahmet face à Sainte-Sophie, ou encore sur la terrasse d’un restaurant à Üsküdar – et commandez un thé noir bien chaud servi dans un verre tulipe. On vous l’apportera sur un petit plateau avec quelques morceaux de sucre. Sirotez-le en admirant le panorama et en regardant le va-et-vient de la ville. Alternativement, goûtez au café turc, épais et corsé, présenté dans une petite tasse en porcelaine. Après avoir laissé le marc décanter, savourez-le en prenant votre temps. Les Stambouliotes aiment aussi fumer le narguilé (chicha) parfumé, notamment le soir dans les cafés en plein air du quartier de Tophane ou d’Ortaköy. Entre la fumée odorante qui s’élève, le tintement des cuillères remuant le sucre, et les conversations animées autour de vous, vous vous sentirez pleinement immergé dans l’art de vivre local. (Bien d’autres expériences pourraient s’ajouter : une soirée de musique live dans un meyhane (taverne) de Nevizade, un match de football endiablé si vous aimez le sport, la découverte des galeries d’art contemporain de Karaköy, etc. Istanbul offre mille visages qu’il vous appartient de découvrir selon vos envies !) Conseils pratiques : sécurité, budget, quand partir, codes culturels Pour profiter au mieux de votre séjour à Istanbul, voici quelques conseils pratiques destinés particulièrement aux voyageurs francophones (et notamment marocains) : Sécurité et visa Istanbul est globalement une ville sûre pour les touristes – les crimes violents y sont rares et la présence policière dissuasive sur les sites touristiques est visible. Comme dans toute grande métropole, il convient toutefois d’observer quelques règles de prudence : faites attention aux pickpockets dans les foules (Grand Bazar, tramway aux heures de pointe, places très fréquentées), gardez un œil sur vos effets personnels et méfiez-vous des arnaques trop belles pour être vraies (par exemple, un inconnu excessivement amical vous proposant d’aller boire un verre dans un bar douteux peut cacher une arnaque classique). Évitez si possible les grandes manifestations ou rassemblements politiques. La nuit, préférez les taxis officiels ou les transports en commun nocturnes pour les longs trajets, et restez dans les zones animées. Ceci dit, ne soyez pas inquiets outre mesure : les Stambouliotes sont accueillants et habitués aux visiteurs, et il est très probable que votre séjour se déroule sans le moindre incident si vous faites preuve de bon sens. Un mot sur les formalités : la bonne nouvelle pour les voyageurs marocains (et beaucoup d’autres nationalités) est que le visa n’est pas nécessaire pour un séjour touristique de moins de 90 jours en Turquie. Assurez-vous simplement que votre passeport est valide au moins 6 mois après votre date d’entrée dans le pays. Dans l’avion ou à l’arrivée, on pourra vous demander une adresse d’hébergement et la durée prévue du séjour, mais aucune autre formalité d’entrée particulière. Conservez sur vous une copie de votre passeport ou de votre CNI, certains contrôles ponctuels pouvant avoir lieu dans les transports. Enfin, comme toujours à l’étranger, gardez les coordonnées de votre ambassade/consulat (par exemple le consulat général du Maroc à Istanbul) en cas de perte de documents ou d’urgence. Budget, argent et dépenses Monnaie et paiements – La monnaie locale est la livre turque (TL). En 2025, son cours est assez volatile du fait de l’inflation élevée en Turquie, mais cela signifie aussi que pour les visiteurs étrangers, Istanbul peut s’avérer relativement abordable. Pour éviter les mauvaises surprises, vérifiez le taux de change juste avant de partir et privilégiez les paiements en monnaie locale (plutôt qu’en euros/dollars). Emportez quelques espèces pour démarrer, puis sur place vous trouverez facilement des banques et DAB pour retirer des livres turques ; les cartes Visa/Mastercard sont acceptées dans la plupart des commerces, restaurants et hôtels. Évitez de changer de l’argent à l’aéroport où les taux sont défavorables : préférez les bureaux de change (döviz) sans commission dans les quartiers touristiques (il y en a de très corrects autour du Grand Bazar notamment). Astuce : lors d’un paiement par carte, demandez toujours à régler en livres turques et non en euros – votre banque appliquera généralement un meilleur taux que le commerçant local. Coût de la vie – Istanbul offre un excellent rapport qualité-prix pour les visiteurs. On peut manger un bon kebab sur le pouce pour l’équivalent de quelques euros, ou bien se faire plaisir dans un restaurant gastronomique pour un tarif bien inférieur à un équivalent en France. Il y en a pour tous les budgets : les hébergements vont de l’auberge économique (dortoir autour de 10 €) aux hôtels de luxe 5* (plus de 200 € la nuit), avec de nombreuses options intermédiaires (petits hôtels de charme très corrects autour de 50-80 € la nuit par exemple). Les musées et sites payants ont des tarifs modérés (souvent entre 50 et 200 TL, soit 2 à 8 €, par site), même si certains peuvent cumuler – pensez aux passes touristiques (Museum Pass Istanbul, Istanbul E-pass) si vous comptez en visiter beaucoup, cela peut être avantageux. Les transports en commun coûtent quelques TL par trajet (0,5 à 1 € max), et le taxi est bon marché (ex : ~3-4 € pour 5 km, selon trafic). Budget quotidien : en étant raisonnable, un voyageur peut s’en tirer avec 30-40 € par jour (hôtel économique + repas simples + transports). Avec 60-80 €, on accède à plus de confort (hôtel milieu de gamme, restaurants variés, sorties). Au-delà, on peut se faire vraiment plaisir car Istanbul propose aussi des adresses très chics pour ceux qui veulent se faire plaisir. Pourboires – Le bakchich n’est pas obligatoire en Turquie mais il est d’usage de laisser un petit quelque chose pour un bon service. Au restaurant, si le service n’est pas inclus, on laissera environ 5 à 10% de l’addition en pourboire par appréciation. Pour les courses en taxi, on arrondit généralement le montant au lire supérieur. Les guides touristiques, porteurs dans les hôtels, masseurs au hammam apprécieront également un geste (quelques euros ou l’équivalent en TL) si vous êtes satisfaits de leur prestation. Cela reste évidemment à votre discrétion. En tout cas, votre générosité sera la bienvenue dans un pays où l’économie est moins favorisée, et elle sera toujours reçue avec gratitude. Meilleure période pour visiter Quand partir ? Istanbul se visite toute l’année, mais les conditions varient selon les saisons. De manière générale, les mi-saisons (printemps et automne) sont considérées comme les périodes idéales. Avril-mai puis septembre-octobre offrent des températures douces (autour de 20-25°C), un ciel souvent dégagé, une végétation en fleur au printemps et de belles couleurs à l’automne. Ce sont des périodes agréables pour flâner sans trop souffrir de la chaleur ou du froid, et l’affluence touristique est modérée (hors vacances scolaires). L’été (juin à août) à Istanbul peut être chaud et assez humide, avec des maximales dépassant fréquemment les 30°C en juillet-août. La ville est alors très animée, les Stambouliotes sortent tard le soir pour profiter de la fraîcheur. C’est la haute saison touristique, il y a du monde dans les sites et les prix d’hôtels peuvent grimper. Mais l’ambiance estivale, avec les terrasses pleines jusque tard et les événements en plein air, a aussi son charme (sans compter les joies de faire une croisière Bosphore avec la brise marine pour se rafraîchir !). Si vous venez en été, privilégiez juin ou début juillet, ou alors la toute fin août, pour éviter les pics de foule et de chaleur. L’hiver (décembre à février) est frais et humide. Les températures descendent autour de 5-10°C, avec de la pluie fréquente, du vent, et même parfois de la neige en janvier/février. Istanbul sous la neige est magique mais la ville tourne alors un peu au ralenti. En hiver, les journées sont courtes (nuit vers 17h) et certains sites peuvent ajuster leurs horaires. L’avantage, c’est la faible affluence : vous aurez Sainte-Sophie presque pour vous tout seul en plein janvier, et les prix sont au plus bas. Bien couvert, un voyage hivernal peut être tout à fait plaisant, d’autant qu’on profite plus longuement des cafés, des hammams et des musées. À noter : Ramadan est une période particulière (dates changeantes chaque année). Istanbul reste animée et de nombreux restaurants continuent de servir le jour pour les non-jeûneurs, mais l’ambiance le soir de l’iftar (rupture du jeûne) est très festive dans les parcs et sur les places – c’est à vivre si vos dates coïncident. Enfin, les tulipes fleurissent à Istanbul en avril, c’est magnifique dans les parcs (il y a même un festival des tulipes chaque année, héritage ottoman oblige). Chaque saison a donc ses atouts, mais si vous cherchez la meilleure période climatique, visez mai-juin ou septembre. Culture et savoir-vivre Istanbul, à la croisée de l’Europe et de l’Orient, a une culture qui peut paraître familière sur certains aspects et très dépaysante sur d’autres. Voici quelques codes culturels et usages pour vous sentir à l’aise parmi les Stambouliotes : Accueil et politesse : Les Turcs sont généralement très accueillants et chaleureux avec les étrangers. Un sourire et quelques mots de turc feront toujours plaisir. N’hésitez pas à saluer d’un “Merhaba” (bonjour) en entrant dans une boutique ou pour aborder quelqu’un. Un “Teşekkür ederim” (merci) pour remercier ravira vos interlocuteurs. La poignée de main est courante en contexte formel ; entre amis ou en famille on peut se faire l’accolade et deux bises sur les joues (mais en tant que touriste, une poignée de main suffit). Par respect, on évite d’utiliser un ton de voix trop fort ou colérique en public – la politesse turque valorise le calme et le sabr (patience). Tenue vestimentaire : Istanbul est une ville très cosmopolite où toutes les tenues coexistent, des voiles islamiques aux looks occidentaux dernier cri. Vous pouvez vous habiller comme vous le souhaitez dans la vie de tous les jours, en restant conforme à ce que vous porteriez en Europe. Cependant, par respect lors des visites de mosquées, une tenue couvrant épaules et jambes est requise pour tous, et les femmes doivent se couvrir la tête d’un foulard à l’entrée (des foulards sont souvent prêtés gratuitement à l’entrée des grandes mosquées). Il faut également retirer ses chaussures avant d’entrer dans toute mosquée – prévoyez des chaussures faciles à enlever et remettre. En dehors des lieux de culte, pas de code strict : simplement, dans les quartiers plus traditionnels, une tenue décente évitera de détonner inutilement. Usages dans les transports et commerces : Dans les transports en commun bondés, il est d’usage de céder sa place assise aux personnes âgées, femmes enceintes ou avec enfants. De même, faire la queue calmement pour monter dans le bus ou tram est respecté (même si à l’intérieur ça pousse un peu parfois). Au restaurant, le service à table n’est pas toujours très rapide – on vit moins dans l’urgence, prenez le temps d’apprécier. Au moment de l’addition, il n’est pas rare qu’on vous offre le thé. Dans les petits commerces et marchés, marchander fait partie du folklore, surtout au Grand Bazar : n’hésitez pas à discuter les prix, toujours avec le sourire, c’est attendu (sans abuser non plus). Dans les boutiques modernes en revanche, les prix sont fixes. Coutumes sociales : Les Stambouliotes, même jeunes, sont souvent attachés à certaines traditions : par exemple, on enlève ses chaussures en entrant chez quelqu’un (comme au Maroc d’ailleurs), on utilise la main droite de préférence pour donner/recevoir de la monnaie ou de la nourriture (tradition partagée en pays musulman). L’offre du thé est un signe d’hospitalité très courant : si un commerçant vous offre un çay, c’est généralement de bon cœur et sans obligation d’achat. Acceptez-en au moins un, c’est un geste d’amitié. Lors de vos échanges, évitez les sujets politiques sensibles (par respect évitez de critiquer ouvertement le gouvernement, Atatürk ou de discuter de sujets épineux comme la religion, sauf si votre interlocuteur l’aborde). Les Stambouliotes sont souvent curieux et ouverts, ils vous poseront peut-être des questions sur votre pays, votre voyage – n’hésitez pas à engager la conversation, beaucoup parlent un peu anglais, et certains le français. En synthèse, respect et ouverture d’esprit sont les maîtres-mots. Istanbul est une ville très touristique et habituée à la diversité, vous vous y sentirez vite à l’aise. En respectant les coutumes locales (surtout dans les lieux religieux) et en faisant preuve de courtoisie, vous serez accueilli à bras ouverts. (Dernier conseil pratique : munissez-vous de bonnes chaussures ! Istanbul est une ville où l’on marche beaucoup, avec du pavé, des collines… Votre corps vous remerciera. Et n’oubliez pas de garder un petit espace dans la valise pour rapporter quelques délices ou souvenirs achetés au bazar !) Istanbul vous attend, inoubliable et inspirante En conclusion, Istanbul est bien plus qu’une destination touristique – c’est une expérience humaine et culturelle hors du commun. Des rives du Bosphore aux sept collines historiques, chaque quartier possède son âme et raconte une partie de l’histoire du monde. Vous serez tour à tour émerveillé devant la grandeur de Sainte-Sophie, enivré par les parfums d’épices du bazar, attendri par les chats errants se prélassant sur les monuments, dépaysé en écoutant le chant des muezzins au crépuscule… et surtout chaleureusement accueilli par des habitants fiers de leur ville et heureux de la faire découvrir. Ce guide n’était qu’une introduction générale pour vous donner envie de plonger dans l’univers stambouliote. Pourquoi Istanbul est unique ? Parce qu’elle réussit l’alchimie parfaite entre Orient et Occident, passé et présent, effervescence et sérénité. Peu de villes au monde vous offriront dans une même journée la possibilité de traverser un détroit en ferry pour changer de continent, de flâner au milieu de monuments bimillénaires, de savourer un kebab face à un panorama de gratte-ciel modernes, puis de terminer la soirée en dansant au son des musiques du monde. Istanbul laisse une empreinte profonde dans le cœur de ceux qui la visitent – beaucoup témoignent qu’ils en reviennent transformés, inspirés, avec une vision élargie. Que vous voyagiez depuis le Maroc, la France ou ailleurs, Istanbul vous attend les bras ouverts, prête à vous offrir ses trésors et ses secrets. Nous espérons que cet aperçu vous aura donné l’élan pour préparer votre voyage dans les meilleures conditions. Dans nos prochains articles, nous approfondirons chaque thème (histoire, visites, gastronomie, etc.) pour vous guider pas à pas. En attendant, laissez-vous tenter par l’aventure stambouliote : la perle du Bosphore n’a pas fini de vous éblouir. Bon voyage – ou devrions-nous dire, iyi yolculuklar !
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Que faire à Istanbul ?

Que faire à Istanbul ? Les 25 lieux incontournables à visiter Istanbul, carrefour légendaire entre l’Europe et l’Asie, est une ville aux mille contrastes qui fascine les voyageurs du monde entier. Anciennement Constantinople, cette métropole vibrante mélange histoire et modernité, mosquées majestueuses et gratte-ciels, bazars animés et quartiers branchés. Que vous veniez du Maroc ou d’ailleurs dans le monde francophone, vous vous demanderez vite que faire à Istanbul tant la ville offre de trésors à découvrir. Dans ce guide Tourismania, nos experts vous présentent 25 lieux et expériences incontournables pour un voyage à Istanbul inoubliable. L’article est structuré en sections claires avec des conseils pratiques (meilleur moment, public idéal, durée de visite, ambiance…) afin de vous aider à organiser votre voyage Istanbul de manière optimale. Suivez le guide d’Istanbul tourisme par Tourismania pour explorer cette ville magique où chaque ruelle raconte une histoire ! 1. Sainte-Sophie (Aya Sofya) – L’emblème d’Istanbul Sainte-Sophie Istanbul – L’ancienne basilique devenue mosquée illustre le riche passé historique d’Istanbul. Ancienne basilique byzantine du VIème siècle puis mosquée ottomane, Sainte-Sophie est le symbole par excellence d’Istanbul et de son mélange unique de cultures. Transformée en musée au XXème siècle puis redevenue une mosquée en 2020, elle émerveille par son immense dôme doré culminant à 55 mètres de hauteur et ses mosaïques byzantines splendides. En entrant, le regard est immédiatement attiré par la coupole monumentale et la lumière tamisée qui filtre à travers les 40 fenêtres, créant une atmosphère spirituelle unique. Conseils pratiques : La visite est gratuite, mais elle se fait en dehors des heures de prière (prévoyez de vous déchausser et de vous vêtir modestement, les femmes devant se couvrir la tête). Le matin tôt est idéal pour profiter du lieu avant l’afflux des foules. Avec Tourismania, un guide expert pourra vous raconter les secrets de Sainte-Sophie et vous montrer les détails cachés, comme l’omphalion (le cercle de marbre où les empereurs étaient couronnés) ou les inscriptions calligraphiées géantes suspendues aux balcons. Un incontournable absolu qui vous fera voyager à travers les siècles ! 2. Mosquée Bleue (Sultanahmet Camii) – Chef-d’œuvre aux six minarets Mosquée Bleue Istanbul Tourismania – La silhouette de la Mosquée Bleue se dresse avec élégance dans le ciel stambouliote.Juste en face de Sainte-Sophie se dresse la magnifique Mosquée Bleue, autre joyau d’Istanbul reconnaissable à ses six minarets élancés. Érigée au XVIIème siècle sous le sultan Ahmet Ier, elle doit son surnom aux mille carreaux de faïence bleue qui ornent les parois intérieures et reflètent la lumière, conférant une atmosphère paisible au sanctuaire. Son architecture harmonieuse, inspirée à la fois des mosquées ottomanes classiques et de Sainte-Sophie, impressionne tout visiteur entrant dans la vaste salle de prière surmontée d’une cascade de coupoles. Conseils pratiques : L’entrée est libre (hors horaires de prières) et il faut se déchausser à l’entrée. Prévoyez un foulard pour les dames et une tenue décente pour tous. Pour éviter la foule, privilégiez une visite tôt le matin. À l’heure dorée du crépuscule, admirez-la également de l’extérieur : son éclairage met en valeur ses dômes et crée un panorama inoubliable sur la skyline stambouliote. Un guide Tourismania pourra vous faire découvrir l’histoire de cette mosquée emblématique et vous indiquer le meilleur spot sur l’esplanade pour une photo mémorable avec la Mosquée Bleue illuminée en toile de fond. 3. Palais de Topkapi – Plongée dans l’univers des sultans ottomans Ancienne résidence des sultans pendant près de 400 ans, le palais de Topkapi est un vaste complexe palatial qui vous transportera dans la vie fastueuse de l’Empire ottoman. Construit à partir de 1460 sur un promontoire dominant le Bosphore et la Corne d’Or, Topkapi s’étend sur environ 70 hectares agrémentés de quatre cours intérieures verdoyantes. On y découvre des pavillons richement décorés de faïences d’Iznik, des trésors inimaginables (bijoux, porcelaines chinoises, reliques sacrées) et bien sûr le célèbre Harem où vivaient la mère du sultan (Valide Sultan), ses épouses et concubines. À ne pas manquer : la salle du Trône, la chambre du Trésor exposant le poignard Topkapi incrusté d’émeraudes, ainsi que la vue panoramique sur le Bosphore depuis les jardins impériaux. Conseils pratiques : Le site est immense – prévoyez une demi-journée pour bien en profiter. Topkapi est fermé le mardi, pensez-y lors de votre planning. Il existe un billet combiné pour le Harem (partie payante supplémentaire) qui vaut vraiment la peine pour admirer l’intimité du palais et les somptueux carrelages des appartements privés. Avec les astuces de Tourismania, vous pouvez réserver un billet coupe-file à l’avance pour éviter la longue queue à l’entrée, surtout en haute saison. Immergez-vous dans l’ambiance des Mille et Une Nuits en flânant dans ce palais légendaire ! 4. Palais de Dolmabahçe – Splendeur européenne sur le Bosphore Situé sur la rive européenne du Bosphore, dans le quartier de Beşiktaş, le palais de Dolmabahçe contraste avec Topkapi par son style européen opulent. Construit au milieu du XIXème siècle par le sultan Abdülmecid Ier, il reflète la volonté de modernisation de l’Empire ottoman avec son architecture baroque et néoclassique inspirée des grands palais occidentaux. À l’intérieur, les salons de réception éblouissent par leurs ors et cristaux – notamment le grand escalier de cristal et la salle du Trône abritant l’immense lustre de Bohême de 4,5 tonnes offert par la reine Victoria. C’est ici également qu’est décédé Mustafa Kemal Atatürk en 1938, dans une chambre conservée en l’état, ce qui confère au lieu une grande portée émotionnelle pour les Turcs. Conseils pratiques : Dolmabahçe se visite uniquement en visite guidée obligatoire (plusieurs départs par jour en différentes langues). Le palais est généralement fermé le lundi (ainsi que le jeudi), renseignez-vous sur les horaires. Pour éviter la foule, arrivez dès l’ouverture car ce site est très prisé. La visite dure environ 1h30 – 2h (prévoyez un peu plus si vous ajoutez la visite du harem privé du sultan, optionnelle). Appréciez ensuite une balade le long du Bosphore dans les jardins du palais : la vue sur le détroit et le pont du Bosphore y est magnifique, surtout au coucher du soleil. 5. Citerne Basilique (Yerebatan Sarnıcı) – Mystérieux palais souterrain À deux pas de Sainte-Sophie, plongez dans les entrailles d’Istanbul en visitant la Citerne Basilique, une immense citerne souterraine byzantine datant du VIème siècle. Surnommée “le Palais Englouti”, elle impressionne avec ses 336 colonnes de marbre symétriques s’élevant au-dessus d’un miroir d’eau sombre. Une douce pénombre, ponctuée par un éclairage orangé, règne dans ce labyrinthe souterrain, créant une ambiance envoûtante et fraîche – un refuge parfait lors des chaudes journées d’été. On y avance sur des passerelles au-dessus de l’eau en croisant des carpes nageant paisiblement. Ne manquez pas d’observer les fameuses têtes de Méduse sculptées à la base de deux colonnes au fond de la citerne : l’une est placée à l’envers, l’autre sur le côté, et leur origine continue de susciter mystères et légendes. Conseils pratiques : La visite est payante (environ 190 TL récemment) et la file d’attente peut s’allonger en pleine journée, il est donc conseillé d’y aller tôt le matin ou en fin de journée. Depuis sa rénovation en 2022, la citerne comporte des installations artistiques contemporaines et une passerelle surélevée près des têtes de Méduse pour de meilleures photos. L’endroit étant humide et glissant, portez des chaussures adéquates. Cette expérience atypique vous fera littéralement descendre dans le passé d’Istanbul ! 6. Grand Bazar (Kapalıçarşı) – Le temple du shopping traditionnel Impossible de visiter Istanbul sans se perdre avec délice dans les allées du Grand Bazar, l’un des plus grands marchés couverts au monde. Fondé au XVème siècle, ce dédale labyrinthique compte plus de 4 000 boutiques réparties sur 58 ruelles voûtées où l’on trouve absolument de tout : tapis orientaux, lampes en mosaïque colorée, bijoux en or, céramiques peintes à la main, épices, souvenirs... L’ambiance y est unique, mélange de senteurs d’encens, de brouhaha des marchands lançant leurs offres et d’éclats de couleurs des étals. Préparez-vous à marchander ferme – c’est la règle du jeu dans ce souk historique ! Un thé chaud à la pomme ou à la menthe vous sera souvent offert lors des négociations, symbole de l’hospitalité turque. Conseils pratiques : Le Grand Bazar est fermé le dimanche, pensez-y. Pour une expérience plus calme, allez-y de préférence le matin en semaine, quand les allées sont encore relativement tranquilles et les commerçants frais et dispos. N’hésitez pas à sortir des allées principales très touristiques pour explorer des hans (cours intérieures) plus cachées où se nichent des ateliers d’artisans (tisseurs de tapis, calligraphes, etc.). Gardez un œil sur vos effets personnels dans la foule et amusez-vous du spectacle vivant qu’offre ce lieu mythique. Avec Tourismania, vous pourriez même bénéficier d’un circuit shopping guidé pour dénicher des articles de qualité et décoder l’art du marchandage en contexte local ! 7. Bazar Égyptien (Marché aux Épices) – Explosion de saveurs et de couleurs À l’extrémité d’Eminönü, tout près du pont de Galata et de la Nouvelle Mosquée, le Bazar Égyptien (aussi appelé Marché aux Épices) est un festival pour les sens. Plus petit que le Grand Bazar mais tout aussi envoûtant, ce marché historique du XVIIème siècle abrite une centaine d’échoppes débordant d’épices multicolores, de thés parfumés, de fruits secs, de loukoums et autres délices turcs. Dès l’entrée, on est enveloppé par le mélange entêtant du safran, de la cannelle, de la menthe et du café fraîchement moulu – une véritable symphonie d’arômes et de saveurs qui caractérise Istanbul. Les vendeurs vous feront volontiers goûter leurs produits : ne manquez pas les loukoums (lokum) à la rose ou à la pistache, le miel, ou encore le rahat loukoum à la grenade. Conseils pratiques : Le Marché aux Épices est généralement ouvert tous les jours (contrairement au Grand Bazar), de 9h à 19h environ. Il est particulièrement agréable en fin d’après-midi lorsque la lumière du jour descendante traverse les verrières du toit. Profitez de votre passage à Eminönü pour déguster un balık-ekmek (sandwich de poisson grillé) sur le quai voisin ou pour visiter la Nouvelle Mosquée (Yeni Cami) dont l’entrée se trouve juste à côté du bazar. Ce marché est idéal pour acheter des cadeaux gourmands à rapporter (épices, loukoums, café turc) – emballez-les bien pour le voyage. Laissez-vous enivrer par l’atmosphère orientale et chaleureuse de ce bazar haut en couleur ! 8. Tour de Galata – Vue panoramique à 360° sur la ville Dominant fièrement le quartier de Galata à Beyoğlu, la Tour de Galata (Galata Kulesi) est l’un des monuments les plus reconnaissables d’Istanbul. Construit au XIVème siècle par les Génois, ce cylindre de pierre de 67 m de haut servait autrefois de tour de guet. Aujourd’hui, après avoir gravi ou emprunté l’ascenseur jusqu’à son sommet, on accède à une plateforme offrant un panorama exceptionnel à 360° sur Istanbul : la Corne d’Or qui sinue, le Bosphore scintillant, les coupoles de Sultanahmet d’un côté et les immeubles modernes de l’autre. C’est l’un des meilleurs points de vue de la ville pour réaliser à quel point Istanbul est vaste et multiculturelle. Conseils pratiques : La tour est ouverte tous les jours jusqu’en soirée. En haute saison, il y a souvent beaucoup de monde ; essayez d’y aller tôt le matin pour éviter la queue, ou en toute fin de journée. Le coucher du soleil depuis la tour est superbe mais très prisé (attendez-vous à patienter avant de pouvoir monter). Une fois en haut, prenez votre temps pour faire le tour complet de la terrasse – chaque orientation offre une vue différente (n’oubliez pas votre appareil photo !). En redescendant, baladez-vous dans les ruelles pentues de Galata remplies de boutiques d’artisans, de cafés bohèmes et de musiciens de rue. Le soir, la tour s’illumine et constitue un décor magique visible depuis de nombreux endroits de la ville, y compris depuis la rive asiatique. 9. Place Taksim & Avenue Istiklal – Cœur battant du Istanbul moderne Taksim est bien plus qu’une place : c’est le cœur moderne et cosmopolite d’Istanbul, le lieu des grands rassemblements populaires et des célébrations. Au centre trône le Monument de la République, commémorant la création de la Turquie moderne par Atatürk. De cette place emblématique part l’Avenue Istiklal, longue artère piétonne de 1,4 km qui file jusqu’à la tour de Galata. Flâner sur Istiklal, c’est plonger dans un bain de foule et d’animation constant : on y trouve une enfilade de boutiques internationales et de magasins locaux, de librairies, de cinémas historiques, de galeries d’art et de cafés à la mode, sans oublier les vendeurs de rue (maïs grillé, marrons chauds en hiver, glaces turques dondurma en été). Un petit tramway rouge historique circule au milieu de la foule et ajoute un charme d’un autre temps à la scène. Conseils pratiques : La promenade sur Istiklal est incontournable de jour comme de nuit – le soir, la rue s’illumine de néons et la vie nocturne bat son plein dans les ruelles adjacentes (bars à musique live, clubs, restaurants). Pour une pause gourmande, entrez dans une pâtisserie pour déguster un baklava ou installez-vous à la terrasse d’un café en hauteur. Les amateurs d’architecture pourront pousser la porte de l’église catholique Saint-Antoine-de-Padoue ou de divers passages couverts (comme le Çiçek Pasajı, ancien marché aux fleurs reconverti en restaurants). Taksim se prête aussi à une montée sur les toits : plusieurs hôtels et bars disposent de rooftops offrant une vue imprenable sur la ville moderne et la Corne d’Or. En bref, ce quartier de Beyoğlu représente l’Istanbul du XXIème siècle, trépidante et ouverte sur le monde, tout en conservant un charme historique. 10. Croisière sur le Bosphore – Entre deux continents sur l’eau Faire une croisière sur le Bosphore fait sans aucun doute partie des meilleures activités pour saisir l’âme d’Istanbul. Ce détroit mythique sépare la rive européenne de la rive asiatique, et voguer sur ses eaux offre un point de vue unique sur la silhouette d’Istanbul. Plusieurs options s’offrent à vous : des ferries publics bon marché aux croisières touristiques guidées, en passant par les excursions au coucher du soleil avec dîner-spectacle. À bord, vous pourrez admirer de nombreux sites emblématiques qui défilent sur les rives : le palais de Dolmabahçe et la silhouette baroque du palais de Beylerbeyi, les deux ponts gigantesques du Bosphore qui relient les continents, la forteresse médiévale de Rumeli Hisarı, sans oublier les élégantes yali (maisons en bois) qui bordent l’eau. Conseils pratiques : Pour une première expérience, le ferry public qui va d’Eminönü jusqu’au village d’Üsküdar (côté asiatique) ou jusqu’à Ortaköy offre déjà de belles vues à moindre coût. Mais la croisière de 2 heures aller-retour jusqu’au second pont est très populaire et permet de vraiment s’éloigner vers le nord du Bosphore. Moment idéal : le coucher du soleil, quand le ciel se teinte d’orange derrière les minarets de la vieille ville – magique pour les photos. En hiver, prévoyez un vêtement chaud car le vent peut être frais sur le pont du bateau. Sur certaines croisières, un guide commente en anglais les monuments que vous voyez ; sinon, munissez-vous d’un petit guide ou d’une application pour repérer les palais et mosquées qui longent le rivage. Cette balade romantique ou familiale vous laissera des souvenirs impérissables, avec l’impression d’avoir flotté entre deux continents, là où l’Orient rencontre l’Occident. 11. Quartier d’Ortaköy – Mosquée au bord de l’eau et gaufres gourmandes Au pied du Premier Pont du Bosphore (pont du 15-Juillet), se niche le charmant quartier d’Ortaköy. Ce petit quartier en bord de Bosphore est célèbre pour son ambiance bohème et sa vue exceptionnelle : la Mosquée d’Ortaköy (Mosquée du Sultan Abdülmecid) se dresse au bord de l’eau, et son architecture baroque du XIXème siècle contraste avec l’imposante structure moderne du pont juste derrière – l’un des clichés les plus emblématiques d’Istanbul. Sur la place d’Ortaköy, surtout le week-end, règne une atmosphère de fête foraine : de nombreux stands de street-food proposent le kumpir, une énorme pomme de terre cuite au four et garnie à la demande d’ingrédients variés (fromage, olives, maïs, saucisses, etc.), ainsi que des gaufres garnies de chocolat et de fruits, très prisées des stambouliotes en balade. Des artistes de rue, des stands artisanaux et un petit marché aux puces animent également les ruelles pavées alentour. Conseils pratiques : Ortaköy est particulièrement agréable le dimanche matin, quand on peut bruncher face au Bosphore et observer les Stambouliotes sortant de la messe à l’église orthodoxe voisine ou de la prière à la mosquée. Le soir, le pont illuminé offre un spectacle féérique – pourquoi ne pas embarquer sur un petit bateau navette au départ d’Ortaköy pour une mini-croisière nocturne ? Goûtez absolument un kumpir d’Ortaköy, réputé le meilleur de la ville, et dégustez-le assis sur un banc face à la mer. Le quartier étant excentré, on y accède en bus ou en taxi (assez de circulation en journée) ; une alternative agréable est de prendre un ferry jusqu’à Beşiktaş puis marcher 20 minutes le long du Bosphore jusqu’à Ortaköy. Ne manquez pas d’entrer dans la jolie mosquée baroque pour admirer ses vitraux et son décor intérieur raffiné entre deux dégustations gourmandes ! 12. Tour de la Jeune Fille (Kız Kulesi) – L’île légendaire du Bosphore Au milieu du Bosphore, à quelques encablures de la rive d’Üsküdar, se dresse une tour solitaire chargée de légendes : la Tour de la Jeune Fille, ou Maiden’s Tower en anglais, appelée Kız Kulesi en turc. Cet îlot minuscule a servi tour à tour de poste de douane, de phare et de station de quarantaine au fil des siècles, mais la légende la plus célèbre raconte qu’un sultan y aurait enfermé sa fille pour la protéger d’une prédiction funeste annonçant sa mort par morsure de serpent – hélas, un serpent caché dans un panier de fruits apporté à la princesse accomplit la prophétie, donnant son nom romantique et tragique à la tour. Aujourd’hui, la Kız Kulesi abrite un café-restaurant offrant un cadre unique pour boire un thé en profitant d’une vue imprenable sur la vieille ville et le Bosphore tout autour. Conseils pratiques : On peut rejoindre la Tour de Léandre en bateau-navette depuis Üsküdar (Salacak) en journée. Vérifiez bien les horaires, car les traversées peuvent être réduites hors saison. La visite de la tour elle-même est assez rapide (c’est un petit monument), mais la véritable attraction est l’emplacement : pensez à monter jusqu’à la terrasse panoramique. Meilleur moment : le coucher de soleil, lorsque le ciel en feu encadre la silhouette de la tour – depuis la rive d’Üsküdar (promenade de Salacak), la vue sur la tour avec en arrière-plan les monuments d’Istanbul (Sainte-Sophie, Mosquée Bleue) est l’une des plus belles cartes postales de la ville. C’est un lieu prisé des couples pour son atmosphère romantique. En 2023, la tour a rouvert après restauration, offrant un musée et une expérience modernisée aux visiteurs. Que vous choisissiez d’y accoster ou de l’admirer depuis le rivage asiatique, la Tour de la Jeune Fille vous plongera dans les contes et mystères du Bosphore. 13. Mosquée Süleymaniye – Harmonie et sérénité sur la colline de Soliman Perchée sur l’une des sept collines d’Istanbul, la mosquée Süleymaniye est un chef-d’œuvre de l’architecte Sinan, édifié au XVIème siècle pour le sultan Soliman le Magnifique. Plus discrète que la Mosquée Bleue, elle n’en est pas moins grandiose et incarne l’apogée de l’architecture ottomane classique. Son immense cour aux colonnes de marbre, sa silhouette élégante à quatre minarets et son dôme principal de 53 m de haut impressionnent dès l’approche. À l’intérieur, l’atmosphère est d’une grande quiétude : la hauteur sous coupole et la sobriété de la décoration (tons crème, motifs calligraphiques raffinés) inspirent au recueillement. Dans les jardins en terrasse derrière la mosquée, vous découvrirez un panorama somptueux sur la Corne d’Or et le Bosphore – un lieu idéal pour admirer le coucher du soleil sur la ville historique. Conseils pratiques : La mosquée est ouverte aux visiteurs en dehors des heures de prière, et l’entrée y est gratuite. Comme toujours, tenue correcte exigée et foulard pour les femmes. Par son emplacement un peu excentré (quartier de Beyazit/Edirnekapı), elle est moins fréquentée des touristes, ce qui permet de l’apprécier au calme, surtout le matin. Ne manquez pas de visiter les jardins attenants où se trouvent les mausolées de Soliman le Magnifique et de son épouse Roxelana (Hürrem Sultan) – de très beaux tombeaux décorés de faïences. À proximité, de petites échoppes proposent du thé et du maïs grillé pour grignoter en contemplant la vue. La Süleymaniye Camii étant située non loin du Grand Bazar, vous pouvez combiner les deux visites dans la même demi-journée. Légèrement à l’écart des circuits classiques, cette mosquée reste le coup de cœur de nombreux voyageurs pour sa beauté tranquille et la spiritualité qui s’en dégage. 14. Église Saint-Sauveur-in-Chora (Kariye Camii) – Joyau de l’art byzantin Pour les amateurs d’art et d’histoire byzantine, la visite de l’église Saint-Sauveur-in-Chora (Kariye Müzesi, aujourd’hui mosquée Kariye) est un véritable enchantement. Nichée dans le quartier traditionnel d’Edirnekapı à l’ouest de la vieille ville, cette petite église du XIVème siècle, autrefois rattachée à un monastère, abrite l’une des plus belles collections de mosaïques et fresques byzantines au monde. Les mosaïques dorées qui tapissent le narthex et le paraclosion racontent, avec une finesse incroyable, des scènes de la vie du Christ et de la Vierge Marie : on reste bouche bée devant la mosaïque de la généalogie du Christ ou celle du Dormition de la Vierge. Les fresques de la Descente aux Limbes et du Jugement dernier dans la chapelle funéraire sont d’un dynamisme saisissant et ont traversé les siècles quasiment intactes. Conseils pratiques : L’église, transformée en mosquée en 2020, est ouverte gratuitement au public, mais les œuvres peuvent être voilées durant les offices musulmans. En pratique, en dehors des heures de prière, on peut généralement admirer la plupart des mosaïques (renseignez-vous car la situation peut évoluer). Le site est un peu éloigné du centre touristique : on peut y aller en taxi ou en bus, ou bien profiter d’une belle balade le long des remparts de Constantinople dont un tronçon passe à proximité. Il y a moins d’affluence qu’à Sainte-Sophie, ce qui permet de prendre son temps pour détailler chaque scène – éventuellement avec un guide ou un audio-guide pour bien comprendre les épisodes bibliques représentés. Après la visite, ne manquez pas de flâner dans les rues environnantes de Balat, pleines de vie et de couleurs, puisque vous êtes tout près (voir point nº17). L’Église de Chora, véritable trésor caché, est une plongée hors du temps dans la splendeur artistique de l’empire byzantin. 15. Hippodrome de Constantinople (Place Sultanahmet) – Sur les traces de l’Antiquité Au cœur du quartier de Sultanahmet s’étend une vaste place piétonne arborée qui fut jadis le centre névralgique de Constantinople : l’Hippodrome. Construit au IIIème siècle, il pouvait accueillir plus de 100 000 spectateurs venus assister aux courses de chars effrénées et autres cérémonies impériales. Bien que le stade en lui-même n’existe plus, on peut encore y admirer plusieurs monuments antiques d’une grande valeur symbolique : l’Obélisque de Théodose, monolithe de granit rose vieux de 3 500 ans provenant d’Égypte, érigé ici au IVème siècle et couvert de hiéroglyphes célébrant le pharaon Thoutmôsis III ; la Colonne Serpentine, vestige en bronze d’un trépied grec rapporté de Delphes, dont il subsiste les trois corps entrelacés de serpents (les têtes ayant disparu au fil du temps) ; et la Fontaine allemande, un élégant kiosque octogonal en marbre et mosaïques offert par l’empereur Guillaume II en 1901, symbole de l’amitié germano-ottomane. En se promenant sur cette esplanade, on marche littéralement sur l’histoire : sous vos pieds se trouvent encore les fondations de la spina (muret central de l’hippodrome) et les gradins de l’ancien cirque romain. Conseils pratiques : L’accès est libre et à toute heure, c’est un espace public parfait pour faire une pause entre la visite de la Mosquée Bleue et de Sainte-Sophie qui sont aux deux extrémités. Des bancs ombragés permettent de s’asseoir pour contempler les monuments et écouter éventuellement un guide raconter les anecdotes sanglantes des courses de chars et des factions rivales (les Bleus et les Verts) qui excitaient la foule byzantine. En été, passez en soirée : les monuments sont illuminés, l’ambiance plus fraîche et souvent des artistes de rue se produisent, redonnant vie à ce lieu bimillénaire. Le matin tôt, c’est aussi un spot apprécié pour jogger au milieu de l’histoire ! 16. Quartier d’Eminönü & Pont de Galata – Au confluent de la Corne d’Or Eminönü est l’un des quartiers les plus vivants et typiques d’Istanbul, situé à l’extrémité sud du pont de Galata, là où la Corne d’Or rejoint le Bosphore. C’est ici que l’on prend les ferries pour les différentes destinations, que l’on visite le Marché aux Épices (voir point nº7) et que se dresse la silhouette élégante de la Nouvelle Mosquée (Yeni Cami) avec ses dômes gris perle. Sur la grande place d’Eminönü, les vendeurs ambulants proposent du maïs grillé et des simit (pain en forme d’anneau au sésame) aux passants, tandis que, le long des quais, de pittoresques bateaux-restaurants décorés de dorures préparent les fameux balık-ekmek – ces sandwichs au poisson grillé emblématiques qu’on déguste sur le pouce face à la mer. Le Pont de Galata, quant à lui, est un lieu incontournable pour comprendre Istanbul : ce pont mobile à deux niveaux enjambe la Corne d’Or et relie la vieille ville (Eminönü) au quartier de Karaköy/Galata. Sur sa partie supérieure, il est toujours bordé de dizaines de pêcheurs alignés qui taquinent le poisson dans le courant. Sur la partie inférieure du pont se succèdent restaurants et cafés de fruits de mer très agréables pour boire un thé ou déguster un poisson frais avec vue sur le Bosphore et le va-et-vient incessant des bateaux. Conseils pratiques : Traversez le pont à pied sur le trottoir supérieur pour profiter de la vue panoramique : d’un côté les mosquées de Sultanahmet, de l’autre la tour de Galata sur sa colline. Au milieu du pont, arrêtez-vous un instant pour contempler les deux continents d’un seul regard et sentir l’âme d’Istanbul. Le soir, les lumières de la ville se reflètent dans l’eau, ce qui rend la balade encore plus magique. Attention aux mouettes voleuses de nourriture si vous tenez un sandwich ! Au bout du pont côté Karaköy, vous pourrez continuer vers la Galata en passant devant la Tour de Galata ou bifurquer vers le quartier de Karaköy, en pleine renaissance hipster avec ses cafés et galeries d’art. Eminönü et le pont de Galata incarnent l’énergie bouillonnante du quotidien stambouliote, à ne rater sous aucun prétexte pour s’imprégner de la vie locale. 17. Quartiers de Balat & Fener – Balade haute en couleur dans l’Istanbul authentique Envie de sortir des sentiers battus ? Direction les quartiers de Fener et Balat le long de la Corne d’Or, au nord-ouest de Sultanahmet. Ces anciens quartiers grec (Fener) et juif (Balat) d’Istanbul offrent un voyage dans le temps et un visage pittoresque de la ville, avec leurs ruelles pavées en pente bordées de maisons ottomanes en bois aux façades colorées et parfois défraîchies. Balat est notamment célèbre sur Instagram pour ses maisons aux teintes vives le long de la rue Kiremit, ou l’escalier arc-en-ciel de la rue Merdivenli Yokuş. Mais au-delà de ces vues charmantes, le quartier respire l’authenticité : les enfants jouent dans la rue, les grand-mères papotent aux balcons, les chats paressent sur les rebords de fenêtres. Fener abrite quant à lui le Patriarcat œcuménique de Constantinople (centre spirituel de l’Église orthodoxe orientale) et son église Saint-Georges, ainsi que le monumental lycée grec orthodoxe (Phanar) reconnaissable à sa façade rouge brique. On y trouve aussi de nombreuses églises et synagogues cachées témoignant du riche passé cosmopolite de la ville. Conseils pratiques : L’idéal est de visiter Balat/Fener le matin, quand la lumière illumine joliment les façades colorées – et de préférence en semaine pour ressentir la vie de quartier hors du tourisme du week-end. Portez de bonnes chaussures car ça grimpe ! Prenez votre temps pour vous perdre dans le dédale de ruelles : chaque coin réserve une découverte, qu’il s’agisse d’un antique hammam en ruine, d’un café vintage ou d’une galerie d’art contemporaine ouvrant dans un ancien garage. De nombreux cafés tendance ont fleuri dans Balat, n’hésitez pas à faire une pause café turc ou limonade maison dans l’un d’eux, décoré façon brocante. Enfin, pourquoi ne pas combiner cette visite avec la colline de Pierre Loti (point suivant) ? Un bus ou une courte marche le long de la Corne d’Or vous y mènera. Balat et Fener séduisent par leur atmosphère bohème, photogénique et profondément attachante – un must pour ceux qui veulent voir l’Istanbul des Stambouliotes, en dehors des monuments célèbres. 18. Colline de Pierre Loti – Café panoramique sur la Corne d’Or Pour une pause bucolique avec vue, rendez-vous à la colline de Pierre Loti, du nom de l’écrivain français qui aimait s’y ressourcer au XIXème siècle. Située dans le quartier d’Eyüp, cette colline verdoyante domine la Corne d’Or et offre un panorama imprenable sur l’estuaire et les toits d’Istanbul. On y accède soit à pied (par un sentier qui serpente à travers un vieux cimetière ottoman aux stèles penchées, ce qui confère une atmosphère mystique à la montée), soit plus confortablement par un téléphérique qui part en bas d’Eyüp près de la mosquée. Au sommet se trouve le café Pierre Loti, une charmante terrasse ombragée où l’on sert le thé à la turque et le café traditionnel dans de jolies tasses en porcelaine, ainsi que des douceurs. C’est l’endroit parfait pour s’asseoir et contempler Istanbul s’étendre sous vos yeux, entre minarets et gratte-ciels, loin du tumulte. Conseils pratiques : Essayez de venir en fin d’après-midi pour profiter de la lumière dorée puis du coucher du soleil sur la ville – l’un des plus beaux qu’il m’ait été donné de voir, avec le ciel se reflétant dans la Corne d’Or. Les tables du premier rang au café sont très demandées ; en haute saison arrivez un peu avant l’heure du coucher du soleil pour en attraper une. Le site est fréquenté par les touristes mais aussi par de nombreux locaux, notamment des couples et des familles, ce qui lui conserve une authenticité. En redescendant, faites un tour dans le quartier d’Eyüp en contrebas : visitez la Mosquée Eyüp Sultan (lieu de pèlerinage important) et goûtez aux künefe (dessert à base de fromage frais et de pâte filo, arrosé de sirop) dans les confiseries traditionnelles du coin. La colline de Pierre Loti est une bulle de tranquillité et de romantisme, une expérience hors du temps à ne pas manquer pour admirer Istanbul d’en haut. 19. Colline de Çamlıca – Istanbul à vos pieds depuis l’Asie Point culminant d’Istanbul à 268 mètres d’altitude, la colline de Büyük Çamlıca (grande Çamlıca) sur la rive asiatique vous offre un panorama à 360° sur toute la métropole, des îles des Princes à la mer Noire. Ce grand parc boisé prisé des Stambouliotes est idéal pour une escapade nature avec vue. On y trouve des jardins fleuris, des aires de pique-nique et quelques cafés-restaurants conviviaux. Depuis 2019, la colline est aussi connue pour abriter la grande mosquée de Çamlıca, la plus vaste de Turquie, dont les six minarets dominent désormais la silhouette d’Istanbul côté asiatique. Cette mosquée moderne, bien que récente, s’inspire du style classique ottoman et peut accueillir jusqu’à 60 000 fidèles ! Visitable en dehors des prières, elle impressionne par ses volumes et sa position stratégique visible de loin. Conseils pratiques : Pour rejoindre Çamlıca, le plus simple est de prendre un taxi ou un véhicule privé depuis Üsküdar (le parc est un peu excentré sur la colline). Prévoyez cette excursion de préférence par temps clair afin de profiter pleinement de la vue – les jours sans brume, on voit distinctement les deux ponts du Bosphore, la vieille ville, et même l’île d’Heybeliada au loin. Au coucher du soleil, l’endroit est magique pour les photographes et les amoureux : la lumière y est splendide et la ville s’étale à perte de vue, se parant peu à peu de ses lumières nocturnes. Sur place, dégustez un thé ou un café turc dans l’un des kiosques panoramiques du parc. Notez que la colline comporte deux parties : Büyük Çamlıca (où est la mosquée) et Küçük Çamlıca (colline adjacente plus basse avec tour de télévision) – la plupart des visiteurs se concentrent sur la grande colline. Avec son air frais et ses panoramas impressionnants, Çamlıca vous fera apprécier l’étendue d’Istanbul et la rencontre harmonieuse entre nature et urbanisme. 20. Bain turc traditionnel (Hammam) – Détente et culture du bien-être ottoman Après de longues journées de marche à explorer la ville, quoi de mieux que de s’offrir une pause relaxation absolue dans un hammam traditionnel ? Véritable institution de la culture turque, le bain turc permet de mêler bien-être, purification du corps et découverte d’un rituel ancestral. Istanbul compte de nombreux hammams historiques, souvent plusieurs fois centenaires, aux décors somptueux de marbre et de dômes percés d’étoiles de lumière : par exemple le Çemberlitaş Hammamı (1584) près du Grand Bazar, ou le Cağaloğlu Hammamı (1741) non loin de Sainte-Sophie – tous deux figurent parmi les plus célèbres et authentiques. L’expérience typique commence dans le camekan (salle de détente) où l’on vous remet pestemal (fouta) et sandales, avant de passer dans la salle chaude sous la coupole centrale. Allongé sur le göbek taşı (plateau de marbre chauffé), on se laisse alors aller entre les mains expertes du tellak ou de la natır qui effectuera un gommage énergique au gant de crin, suivi d’un savonnage au doux parfum de savon noir et d’un massage relaxant. On ressort de là complètement détendu, la peau douce comme jamais, prêt à savourer un thé tranquillement. Conseils pratiques : Les hammams sont en général non mixtes (séances séparées hommes/femmes ou bien deux sections différentes). Certains accueillent les couples à certaines heures (par exemple le hammam Süleymaniye propose des sessions mixtes pour familles/touristes). Le tarif d’un hammam traditionnel avec massage/gommage varie selon l’établissement (comptez entre 30 et 50€ dans les grands hammams historiques touristiques). N’oubliez pas d’emporter un maillot de bain si vous préférez être plus à l’aise (sinon on vous fournira un sous-vêtement jetable). Pourboire apprécié si le service vous a plu. Évitez de prévoir une activité trop intense juste après, car un hammam bien chaud peut vous plonger dans une douce torpeur. C’est l’activité parfaite en fin de journée ou s’il pleut ! En plus de la détente physique, vous vivrez un moment de bien-être culturel unique, dans le même bain de vapeur que les sultans et vizirs d’autrefois. 21. Spectacle de Derviches Tourneurs – La transe mystique soufie Assister à une cérémonie de derviches tourneurs est une expérience culturelle et spirituelle à ne pas manquer lors d’un séjour à Istanbul. Issus de la confrérie soufie Mevlevi fondée par le poète mystique Rumi, les derviches exécutent un rituel sacré appelé Sema durant lequel ils tournent sur eux-mêmes, habillés de longues robes blanches évasées, pour atteindre l’extase mystique. Au son hypnotique de la flûte ney, des tambours et des chants soufis, les derviches entrent en transe en pivotant inlassablement, une main tournée vers le ciel pour recevoir la grâce divine et l’autre vers la terre pour la transmettre. Le spectacle est fascinant, visuellement et émotionnellement – on se laisse envoûter par la grâce et la lenteur de leurs rotations, symbolisant le mouvement des astres et l’élévation de l’âme. À Istanbul, plusieurs lieux offrent la possibilité d’assister à une telle cérémonie : le Centre culturel Hodjapasha (un ancien bain ottoman converti en salle de spectacle près d’Eminönü) propose un spectacle de derviches tourneurs très apprécié, tout comme le Galata Mevlevi Museum (ancien couvent mevlevi près de la tour de Galata) qui organise des séances certains jours. Conseils pratiques : Réservez vos places à l’avance, notamment en haute saison, car les séances sont vite complètes. Habillez-vous correctement et notez que pendant la cérémonie il est interdit de prendre des photos avec flash ni d’applaudir, car il s’agit avant tout d’un rite religieux authentique et non d’une performance touristique. La sema dure environ 45 minutes. Même si vous n’êtes pas particulièrement spirituel, vous ressortirez apaisé et impressionné par cette ambiance hors du temps. Selon Tourismania et de nombreux voyageurs, c’est l’un des moments forts d’un voyage en Turquie – un aperçu de la richesse intérieure du patrimoine culturel turc. 22. Îles des Princes – Escapade bucolique hors du temps À quelques kilomètres au large d’Istanbul, dans la mer de Marmara, se trouvent les Îles des Princes (Adalar en turc), un archipel de neuf îles dont quatre sont accessibles et habitées. Loin de l’agitation stambouliote, ces îles offrent une atmosphère paisible et rétro, idéale pour une excursion d’une journée. La plus grande et la plus visitée est Büyükada, connue pour ses élégantes villas ottomanes aux balcons en bois et ses bougainvillées fleuries. Ici, les voitures sont interdites : on se déplace à vélo, en voiturette électrique ou à pied, ce qui rend la balade très agréable. On peut y faire le tour de l’île, grimper jusqu’au monastère Saint-Georges au sommet de la colline (avec une vue panoramique sur l’archipel et Istanbul au loin), ou simplement profiter des petites plages et criques pour une baignade en été. Les autres îles, comme Heybeliada, Burgazada ou Kınalıada, sont plus petites mais tout aussi charmantes, avec leurs restaurants de poisson en bord de mer et leurs sentiers boisés odorants (pins, lauriers). Conseils pratiques : Pour s’y rendre, empruntez un ferry depuis Kabataş ou Eminönü – la traversée dure entre 1h et 1h30 selon l’île et permet déjà de profiter d’une mini-croisière. En haute saison, prenez le bateau de bonne heure pour éviter la foule et la chaleur de midi. Sur Büyükada, la location de vélo est un excellent moyen de découvrir l’île à votre rythme (attention aux montées, ça grimpe par endroits !). Prévoyez de l’eau et de la crème solaire, le climat y est souvent chaud en été. Le week-end, les Stambouliotes affluent en nombre, donc si vous cherchez la tranquillité optez pour une visite en semaine. Enfin, goûtez les spécialités locales, par exemple la glace à la mastic de Chios vendue sur le port ou un bon poisson grillé dans l’un des restaurants en front de mer. Cette escapade insulaire vous fera complètement oublier la métropole, le temps de respirer l’air marin et de vivre au ralenti – un vrai bol d’air dans votre voyage. 23. Quartier de Kadıköy – Vie locale et gourmandises sur la rive asiatique Pour toucher du doigt l’art de vivre stambouliote côté asiatique, un tour dans le quartier de Kadıköy s’impose. Ce quartier vibrant, souvent moins touristique, est un mélange de tradition et de modernité qui ravira les curieux. Dès la sortie du ferry à Kadıköy, on plonge dans le marché de Kadıköy : un dédale de ruelles piétonnes débordant d’étals de poisson frais, de fruits et légumes colorés, d’épices, de fromages anatoliens et d’olives de toutes sortes. Les épiceries fines y côtoient les vendeurs de rue et l’ambiance est délicieusement animée, surtout le matin. Kadıköy est également réputé pour sa scène gastronomique et son street-food varié : on peut y déguster un dürüm (sandwich roulé) au kebab juteux, des midye dolma (moules farcies au riz épicé vendues à la sauvette, un délice), ou encore le fameux Çiya Sofrası, restaurant culte proposant des mezzés et plats traditionnels anatoliens. En vous baladant dans le secteur de Moda, le visage de Kadıköy devient plus moderne et bohème : friperies, librairies, boutiques de jeunes créateurs, sans oublier de nombreux cafés branchés et bars à la mode qui en font un haut lieu de la vie nocturne stambouliote. Le long du bord de mer de Moda, les familles et les jeunes se retrouvent pour pique-niquer au coucher du soleil en contemplant la silhouette de la péninsule historique de l’autre côté de l’eau. Conseils pratiques : Rejoignez Kadıköy en ferry depuis Eminönü ou Karaköy – la traversée est courte et offre une belle vue (prenez un thé à bord). Consacrez-y au moins une demi-journée : par exemple, matinée au marché et déjeuner, puis flânerie dans Moda l’après-midi et pourquoi pas dîner et soirée dans un bar à musique live. Le soir, le quartier autour de la rue Kadife (surnommée Barlar Sokağı, la rue des Bars) est très animé et sûr, vous y croiserez la jeunesse stambouliote. Pour un moment sucré, goûtez à la crème glacée au salep chez Ali Usta, un glacier célèbre de Moda. Kadıköy vous montrera une facette plus quotidienne et authentique d’Istanbul, loin des monuments, et pourtant tout aussi enrichissante pour comprendre la ville. 24. Goûter aux délices d’Istanbul – Paradise des gourmands Un voyage à Istanbul ne serait pas complet sans une immersion gourmande dans la cuisine stambouliote, riche mélange d’influences orientales et occidentales. La ville est un paradis pour les papilles, du matin au soir. Commencez la journée à la turque avec un petit-déjeuner copieux : thé noir à profusion, olives, fromage blanc de brebis, concombre, tomate, miel et kaymak (crème de bufflonne), sans oublier le simit frais du boulanger, ce pain circulaire au sésame que l’on trouve à chaque coin de rue. En journée, offrez-vous un encas : un verre de jus de grenade pressée sur un stand, ou un délicieux börek (feuilleté farci au fromage ou à la viande) chez un vendeur ambulant. Istanbul est aussi le royaume des douceurs : impossible de ne pas succomber aux loukoums aux saveurs variées (rose, pistache, citron) – on en trouve de très fins au bazar aux Épices par exemple. Les baklavas sont une autre tentation : ces pâtisseries feuilletées imbibées de sirop et garnies de pistaches ou de noix, notamment celles de la maison Hafız Mustafa ou Karaköy Güllüoğlu, font partie des meilleures du monde. Entre deux visites, installez-vous dans un café traditionnel pour siroter un café turc au marc épais, servi dans sa petite tasse avec un morceau de loukoum – prenez le temps de le déguster et peut-être de tenter de lire l’avenir dans le marc (pratique populaire). Le soir venu, direction une meyhane (taverne) pour un repas convivial : commandez une sélection de mezzés froids et chauds (purée d’aubergine, tzatziki, feuilles de vigne farcies, crevettes à l’ail, etc.), puis un plat de poisson grillé ou de kebab d’agneau, le tout arrosé éventuellement d’un verre de raki, l’alcool anisé local. L’atmosphère y est chaleureuse et musicale, on trinque en disant "Şerefe !" (à la santé). Conseils pratiques : Istanbul regorge de bonnes adresses de tout niveau de prix, n’hésitez pas à suivre les recommandations de Tourismania ou d’un guide local pour éviter les attrape-touristes et découvrir les enseignes fréquentées par les locaux. Pour une expérience complète, envisagez de participer à un tour gastronomique guidé, qui vous fera découvrir des spécialités cachées et vous mènera de Karaköy à Kadıköy en passant par les étals d’Eminönü. Et surtout, laissez-vous tenter par tout : la cuisine turque est généreuse et variée, adaptée aux carnivores comme aux végétariens. Voyager par les saveurs est sans doute l’une des meilleures réponses à la question que faire à Istanbul ! 25. Musées Archéologiques d’Istanbul – Trésors des civilisations passées Pour les passionnés d’histoire et d’archéologie, les Musées Archéologiques d’Istanbul figurent parmi les incontournables. Situé dans le parc du palais de Topkapi, cet ensemble de trois musées abrite plus d’un million d’objets retraçant des millénaires d’histoire, depuis l’Antiquité mésopotamienne jusqu’à l’ère ottomane. Le musée principal, logé dans un élégant bâtiment du XIXème siècle, expose des statues gréco-romaines et de précieux sarcophages sculptés. La pièce la plus célèbre est sans doute le Sarcophage d’Alexandre le Grand, chef-d’œuvre hellénistique en marbre découvert à Sidon : ses bas-reliefs détaillés illustrant des scènes de bataille d’Alexandre sont d’une finesse inouïe. À ses côtés, le Sarcophage des Pleureuses (IVème s. av. J.-C.) fascine par les 18 figures de femmes en deuil sculptées en ronde-bosse autour de la tombe – émotion garantie devant cette antiquité émouvante. Le Musée de l’Orient Ancien, autre section du complexe, renferme des trouvailles des civilisations mésopotamiennes, égyptiennes et anatoliennes : ne manquez pas la stèle du Traité de Kadesh (premier traité de paix connu, entre Égyptiens et Hittites) ou la statue du roi Narâm-Sîn d’Akkad. Le troisième pavillon, appelé Kiosque émaillé (Çinili Köşk), expose une riche collection de céramiques et faïences seldjoukides et ottomanes aux motifs éclatants. Conseils pratiques : L’accès est inclus dans le Pass Musée d’Istanbul (pratique si vous visitez Topkapi et d’autres sites payants). Les galeries étant vastes, ciblez à l’avance les sections qui vous intéressent le plus (antiquités grecques, orientales, islamiques…). Des travaux de rénovation ont eu lieu ces dernières années, assurez-vous que toutes les salles soient ouvertes lors de votre venue. Prévoyez au moins 2 à 3 heures pour une visite convenable, plus si vous êtes véritablement passionné. Les panneaux explicatifs sont en turc et anglais, pensez à louer un audio-guide pour ne rien manquer des histoires que recèlent ces artefacts. Peu fréquentés comparés aux monuments, ces musées offrent une parenthèse calme et climatisée en été. En parcourant ces salles remplies de statues millénaires, de tablettes cunéiformes et de mosaïques, on prend pleinement conscience que Istanbul est l’héritière de multiples civilisations – un véritable voyage dans le temps, complément parfait à l’exploration de la ville actuelle. Istanbul est une ville-monde qui ne ressemble à aucune autre, et ces 25 expériences incontournables ne sont qu’un aperçu de sa richesse infinie. Des splendeurs byzantines de Sainte-Sophie aux couchers de soleil romantiques du Bosphore, en passant par l’énergie des bazars et la sérénité des jardins sur les collines, la cité aux mille minarets émerveille à chaque coin de rue. Que vous soyez passionné d’histoire, fin gourmet, amateur de panoramas ou simple flâneur avide de dépaysement, Istanbul vous comblera par ses contrastes. Tourismania, en tant que guide expert, espère vous avoir aidé à répondre à la question « Que faire à Istanbul ? » en vous inspirant pour votre prochain voyage. N’hésitez pas à varier les plaisirs : alternez journées culturelles intenses et moments de détente dans un hammam ou un café traditionnel, aventurez-vous tant sur la rive européenne qu’asiatique pour saisir l’âme bicontinentale de la ville. En pratique, pensez à adapter votre programme selon la saison (par exemple, privilégiez tôt le matin en été pour éviter la chaleur, profitez des festivals et événements nocturnes, etc.) et à réserver certaines visites si nécessaire. En quittant Istanbul, vous repartirez non seulement avec des souvenirs plein la tête et le cœur, mais aussi avec peut-être un peu de cette magie orientale qui fait dire que qui a vu Istanbul, a vu le monde. Bon voyage dans cette ville extraordinaire – güle güle ! (Au revoir et à bientôt).
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