Que faire à Istanbul ? Les 25 lieux incontournables à visiter
Istanbul, carrefour légendaire entre l’Europe et l’Asie, est une ville aux mille contrastes qui fascine les voyageurs du monde entier. Anciennement Constantinople, cette métropole vibrante mélange histoire et modernité, mosquées majestueuses et gratte-ciels, bazars animés et quartiers branchés. Que vous veniez du Maroc ou d’ailleurs dans le monde francophone, vous vous demanderez vite que faire à Istanbul tant la ville offre de trésors à découvrir. Dans ce guide Tourismania, nos experts vous présentent 25 lieux et expériences incontournables pour un voyage à Istanbul inoubliable. L’article est structuré en sections claires avec des conseils pratiques (meilleur moment, public idéal, durée de visite, ambiance…) afin de vous aider à organiser votre voyage Istanbul de manière optimale. Suivez le guide d’Istanbul tourisme par Tourismania pour explorer cette ville magique où chaque ruelle raconte une histoire !
1. Sainte-Sophie (Aya Sofya) – L’emblème d’Istanbul
Sainte-Sophie Istanbul – L’ancienne basilique devenue mosquée illustre le riche passé historique d’Istanbul.
Ancienne basilique byzantine du VIème siècle puis mosquée ottomane, Sainte-Sophie est le symbole par excellence d’Istanbul et de son mélange unique de cultures. Transformée en musée au XXème siècle puis redevenue une mosquée en 2020, elle émerveille par son immense dôme doré culminant à 55 mètres de hauteur et ses mosaïques byzantines splendides. En entrant, le regard est immédiatement attiré par la coupole monumentale et la lumière tamisée qui filtre à travers les 40 fenêtres, créant une atmosphère spirituelle unique. Conseils pratiques : La visite est gratuite, mais elle se fait en dehors des heures de prière (prévoyez de vous déchausser et de vous vêtir modestement, les femmes devant se couvrir la tête). Le matin tôt est idéal pour profiter du lieu avant l’afflux des foules. Avec Tourismania, un guide expert pourra vous raconter les secrets de Sainte-Sophie et vous montrer les détails cachés, comme l’omphalion (le cercle de marbre où les empereurs étaient couronnés) ou les inscriptions calligraphiées géantes suspendues aux balcons. Un incontournable absolu qui vous fera voyager à travers les siècles !
2. Mosquée Bleue (Sultanahmet Camii) – Chef-d’œuvre aux six minarets
Mosquée Bleue Istanbul Tourismania – La silhouette de la Mosquée Bleue se dresse avec élégance dans le ciel stambouliote.
Juste en face de Sainte-Sophie se dresse la magnifique Mosquée Bleue, autre joyau d’Istanbul reconnaissable à ses six minarets élancés. Érigée au XVIIème siècle sous le sultan Ahmet Ier, elle doit son surnom aux mille carreaux de faïence bleue qui ornent les parois intérieures et reflètent la lumière, conférant une atmosphère paisible au sanctuaire. Son architecture harmonieuse, inspirée à la fois des mosquées ottomanes classiques et de Sainte-Sophie, impressionne tout visiteur entrant dans la vaste salle de prière surmontée d’une cascade de coupoles. Conseils pratiques : L’entrée est libre (hors horaires de prières) et il faut se déchausser à l’entrée. Prévoyez un foulard pour les dames et une tenue décente pour tous. Pour éviter la foule, privilégiez une visite tôt le matin. À l’heure dorée du crépuscule, admirez-la également de l’extérieur : son éclairage met en valeur ses dômes et crée un panorama inoubliable sur la skyline stambouliote. Un guide Tourismania pourra vous faire découvrir l’histoire de cette mosquée emblématique et vous indiquer le meilleur spot sur l’esplanade pour une photo mémorable avec la Mosquée Bleue illuminée en toile de fond.
3. Palais de Topkapi – Plongée dans l’univers des sultans ottomans
Ancienne résidence des sultans pendant près de 400 ans, le palais de Topkapi est un vaste complexe palatial qui vous transportera dans la vie fastueuse de l’Empire ottoman. Construit à partir de 1460 sur un promontoire dominant le Bosphore et la Corne d’Or, Topkapi s’étend sur environ 70 hectares agrémentés de quatre cours intérieures verdoyantes. On y découvre des pavillons richement décorés de faïences d’Iznik, des trésors inimaginables (bijoux, porcelaines chinoises, reliques sacrées) et bien sûr le célèbre Harem où vivaient la mère du sultan (Valide Sultan), ses épouses et concubines. À ne pas manquer : la salle du Trône, la chambre du Trésor exposant le poignard Topkapi incrusté d’émeraudes, ainsi que la vue panoramique sur le Bosphore depuis les jardins impériaux. Conseils pratiques : Le site est immense – prévoyez une demi-journée pour bien en profiter. Topkapi est fermé le mardi, pensez-y lors de votre planning. Il existe un billet combiné pour le Harem (partie payante supplémentaire) qui vaut vraiment la peine pour admirer l’intimité du palais et les somptueux carrelages des appartements privés. Avec les astuces de Tourismania, vous pouvez réserver un billet coupe-file à l’avance pour éviter la longue queue à l’entrée, surtout en haute saison. Immergez-vous dans l’ambiance des Mille et Une Nuits en flânant dans ce palais légendaire !
4. Palais de Dolmabahçe – Splendeur européenne sur le Bosphore
Situé sur la rive européenne du Bosphore, dans le quartier de Beşiktaş, le palais de Dolmabahçe contraste avec Topkapi par son style européen opulent. Construit au milieu du XIXème siècle par le sultan Abdülmecid Ier, il reflète la volonté de modernisation de l’Empire ottoman avec son architecture baroque et néoclassique inspirée des grands palais occidentaux. À l’intérieur, les salons de réception éblouissent par leurs ors et cristaux – notamment le grand escalier de cristal et la salle du Trône abritant l’immense lustre de Bohême de 4,5 tonnes offert par la reine Victoria. C’est ici également qu’est décédé Mustafa Kemal Atatürk en 1938, dans une chambre conservée en l’état, ce qui confère au lieu une grande portée émotionnelle pour les Turcs. Conseils pratiques : Dolmabahçe se visite uniquement en visite guidée obligatoire (plusieurs départs par jour en différentes langues). Le palais est généralement fermé le lundi (ainsi que le jeudi), renseignez-vous sur les horaires. Pour éviter la foule, arrivez dès l’ouverture car ce site est très prisé. La visite dure environ 1h30 – 2h (prévoyez un peu plus si vous ajoutez la visite du harem privé du sultan, optionnelle). Appréciez ensuite une balade le long du Bosphore dans les jardins du palais : la vue sur le détroit et le pont du Bosphore y est magnifique, surtout au coucher du soleil.
5. Citerne Basilique (Yerebatan Sarnıcı) – Mystérieux palais souterrain
À deux pas de Sainte-Sophie, plongez dans les entrailles d’Istanbul en visitant la Citerne Basilique, une immense citerne souterraine byzantine datant du VIème siècle. Surnommée “le Palais Englouti”, elle impressionne avec ses 336 colonnes de marbre symétriques s’élevant au-dessus d’un miroir d’eau sombre. Une douce pénombre, ponctuée par un éclairage orangé, règne dans ce labyrinthe souterrain, créant une ambiance envoûtante et fraîche – un refuge parfait lors des chaudes journées d’été. On y avance sur des passerelles au-dessus de l’eau en croisant des carpes nageant paisiblement. Ne manquez pas d’observer les fameuses têtes de Méduse sculptées à la base de deux colonnes au fond de la citerne : l’une est placée à l’envers, l’autre sur le côté, et leur origine continue de susciter mystères et légendes. Conseils pratiques : La visite est payante (environ 190 TL récemment) et la file d’attente peut s’allonger en pleine journée, il est donc conseillé d’y aller tôt le matin ou en fin de journée. Depuis sa rénovation en 2022, la citerne comporte des installations artistiques contemporaines et une passerelle surélevée près des têtes de Méduse pour de meilleures photos. L’endroit étant humide et glissant, portez des chaussures adéquates. Cette expérience atypique vous fera littéralement descendre dans le passé d’Istanbul !
6. Grand Bazar (Kapalıçarşı) – Le temple du shopping traditionnel
Impossible de visiter Istanbul sans se perdre avec délice dans les allées du Grand Bazar, l’un des plus grands marchés couverts au monde. Fondé au XVème siècle, ce dédale labyrinthique compte plus de 4 000 boutiques réparties sur 58 ruelles voûtées où l’on trouve absolument de tout : tapis orientaux, lampes en mosaïque colorée, bijoux en or, céramiques peintes à la main, épices, souvenirs... L’ambiance y est unique, mélange de senteurs d’encens, de brouhaha des marchands lançant leurs offres et d’éclats de couleurs des étals. Préparez-vous à marchander ferme – c’est la règle du jeu dans ce souk historique ! Un thé chaud à la pomme ou à la menthe vous sera souvent offert lors des négociations, symbole de l’hospitalité turque. Conseils pratiques : Le Grand Bazar est fermé le dimanche, pensez-y. Pour une expérience plus calme, allez-y de préférence le matin en semaine, quand les allées sont encore relativement tranquilles et les commerçants frais et dispos. N’hésitez pas à sortir des allées principales très touristiques pour explorer des hans (cours intérieures) plus cachées où se nichent des ateliers d’artisans (tisseurs de tapis, calligraphes, etc.). Gardez un œil sur vos effets personnels dans la foule et amusez-vous du spectacle vivant qu’offre ce lieu mythique. Avec Tourismania, vous pourriez même bénéficier d’un circuit shopping guidé pour dénicher des articles de qualité et décoder l’art du marchandage en contexte local !
7. Bazar Égyptien (Marché aux Épices) – Explosion de saveurs et de couleurs
À l’extrémité d’Eminönü, tout près du pont de Galata et de la Nouvelle Mosquée, le Bazar Égyptien (aussi appelé Marché aux Épices) est un festival pour les sens. Plus petit que le Grand Bazar mais tout aussi envoûtant, ce marché historique du XVIIème siècle abrite une centaine d’échoppes débordant d’épices multicolores, de thés parfumés, de fruits secs, de loukoums et autres délices turcs. Dès l’entrée, on est enveloppé par le mélange entêtant du safran, de la cannelle, de la menthe et du café fraîchement moulu – une véritable symphonie d’arômes et de saveurs qui caractérise Istanbul. Les vendeurs vous feront volontiers goûter leurs produits : ne manquez pas les loukoums (lokum) à la rose ou à la pistache, le miel, ou encore le rahat loukoum à la grenade. Conseils pratiques : Le Marché aux Épices est généralement ouvert tous les jours (contrairement au Grand Bazar), de 9h à 19h environ. Il est particulièrement agréable en fin d’après-midi lorsque la lumière du jour descendante traverse les verrières du toit. Profitez de votre passage à Eminönü pour déguster un balık-ekmek (sandwich de poisson grillé) sur le quai voisin ou pour visiter la Nouvelle Mosquée (Yeni Cami) dont l’entrée se trouve juste à côté du bazar. Ce marché est idéal pour acheter des cadeaux gourmands à rapporter (épices, loukoums, café turc) – emballez-les bien pour le voyage. Laissez-vous enivrer par l’atmosphère orientale et chaleureuse de ce bazar haut en couleur !
8. Tour de Galata – Vue panoramique à 360° sur la ville
Dominant fièrement le quartier de Galata à Beyoğlu, la Tour de Galata (Galata Kulesi) est l’un des monuments les plus reconnaissables d’Istanbul. Construit au XIVème siècle par les Génois, ce cylindre de pierre de 67 m de haut servait autrefois de tour de guet. Aujourd’hui, après avoir gravi ou emprunté l’ascenseur jusqu’à son sommet, on accède à une plateforme offrant un panorama exceptionnel à 360° sur Istanbul : la Corne d’Or qui sinue, le Bosphore scintillant, les coupoles de Sultanahmet d’un côté et les immeubles modernes de l’autre. C’est l’un des meilleurs points de vue de la ville pour réaliser à quel point Istanbul est vaste et multiculturelle. Conseils pratiques : La tour est ouverte tous les jours jusqu’en soirée. En haute saison, il y a souvent beaucoup de monde ; essayez d’y aller tôt le matin pour éviter la queue, ou en toute fin de journée. Le coucher du soleil depuis la tour est superbe mais très prisé (attendez-vous à patienter avant de pouvoir monter). Une fois en haut, prenez votre temps pour faire le tour complet de la terrasse – chaque orientation offre une vue différente (n’oubliez pas votre appareil photo !). En redescendant, baladez-vous dans les ruelles pentues de Galata remplies de boutiques d’artisans, de cafés bohèmes et de musiciens de rue. Le soir, la tour s’illumine et constitue un décor magique visible depuis de nombreux endroits de la ville, y compris depuis la rive asiatique.
9. Place Taksim & Avenue Istiklal – Cœur battant du Istanbul moderne
Taksim est bien plus qu’une place : c’est le cœur moderne et cosmopolite d’Istanbul, le lieu des grands rassemblements populaires et des célébrations. Au centre trône le Monument de la République, commémorant la création de la Turquie moderne par Atatürk. De cette place emblématique part l’Avenue Istiklal, longue artère piétonne de 1,4 km qui file jusqu’à la tour de Galata. Flâner sur Istiklal, c’est plonger dans un bain de foule et d’animation constant : on y trouve une enfilade de boutiques internationales et de magasins locaux, de librairies, de cinémas historiques, de galeries d’art et de cafés à la mode, sans oublier les vendeurs de rue (maïs grillé, marrons chauds en hiver, glaces turques dondurma en été). Un petit tramway rouge historique circule au milieu de la foule et ajoute un charme d’un autre temps à la scène. Conseils pratiques : La promenade sur Istiklal est incontournable de jour comme de nuit – le soir, la rue s’illumine de néons et la vie nocturne bat son plein dans les ruelles adjacentes (bars à musique live, clubs, restaurants). Pour une pause gourmande, entrez dans une pâtisserie pour déguster un baklava ou installez-vous à la terrasse d’un café en hauteur. Les amateurs d’architecture pourront pousser la porte de l’église catholique Saint-Antoine-de-Padoue ou de divers passages couverts (comme le Çiçek Pasajı, ancien marché aux fleurs reconverti en restaurants). Taksim se prête aussi à une montée sur les toits : plusieurs hôtels et bars disposent de rooftops offrant une vue imprenable sur la ville moderne et la Corne d’Or. En bref, ce quartier de Beyoğlu représente l’Istanbul du XXIème siècle, trépidante et ouverte sur le monde, tout en conservant un charme historique.
10. Croisière sur le Bosphore – Entre deux continents sur l’eau
Faire une croisière sur le Bosphore fait sans aucun doute partie des meilleures activités pour saisir l’âme d’Istanbul. Ce détroit mythique sépare la rive européenne de la rive asiatique, et voguer sur ses eaux offre un point de vue unique sur la silhouette d’Istanbul. Plusieurs options s’offrent à vous : des ferries publics bon marché aux croisières touristiques guidées, en passant par les excursions au coucher du soleil avec dîner-spectacle. À bord, vous pourrez admirer de nombreux sites emblématiques qui défilent sur les rives : le palais de Dolmabahçe et la silhouette baroque du palais de Beylerbeyi, les deux ponts gigantesques du Bosphore qui relient les continents, la forteresse médiévale de Rumeli Hisarı, sans oublier les élégantes yali (maisons en bois) qui bordent l’eau. Conseils pratiques : Pour une première expérience, le ferry public qui va d’Eminönü jusqu’au village d’Üsküdar (côté asiatique) ou jusqu’à Ortaköy offre déjà de belles vues à moindre coût. Mais la croisière de 2 heures aller-retour jusqu’au second pont est très populaire et permet de vraiment s’éloigner vers le nord du Bosphore. Moment idéal : le coucher du soleil, quand le ciel se teinte d’orange derrière les minarets de la vieille ville – magique pour les photos. En hiver, prévoyez un vêtement chaud car le vent peut être frais sur le pont du bateau. Sur certaines croisières, un guide commente en anglais les monuments que vous voyez ; sinon, munissez-vous d’un petit guide ou d’une application pour repérer les palais et mosquées qui longent le rivage. Cette balade romantique ou familiale vous laissera des souvenirs impérissables, avec l’impression d’avoir flotté entre deux continents, là où l’Orient rencontre l’Occident.
11. Quartier d’Ortaköy – Mosquée au bord de l’eau et gaufres gourmandes
Au pied du Premier Pont du Bosphore (pont du 15-Juillet), se niche le charmant quartier d’Ortaköy. Ce petit quartier en bord de Bosphore est célèbre pour son ambiance bohème et sa vue exceptionnelle : la Mosquée d’Ortaköy (Mosquée du Sultan Abdülmecid) se dresse au bord de l’eau, et son architecture baroque du XIXème siècle contraste avec l’imposante structure moderne du pont juste derrière – l’un des clichés les plus emblématiques d’Istanbul. Sur la place d’Ortaköy, surtout le week-end, règne une atmosphère de fête foraine : de nombreux stands de street-food proposent le kumpir, une énorme pomme de terre cuite au four et garnie à la demande d’ingrédients variés (fromage, olives, maïs, saucisses, etc.), ainsi que des gaufres garnies de chocolat et de fruits, très prisées des stambouliotes en balade. Des artistes de rue, des stands artisanaux et un petit marché aux puces animent également les ruelles pavées alentour. Conseils pratiques : Ortaköy est particulièrement agréable le dimanche matin, quand on peut bruncher face au Bosphore et observer les Stambouliotes sortant de la messe à l’église orthodoxe voisine ou de la prière à la mosquée. Le soir, le pont illuminé offre un spectacle féérique – pourquoi ne pas embarquer sur un petit bateau navette au départ d’Ortaköy pour une mini-croisière nocturne ? Goûtez absolument un kumpir d’Ortaköy, réputé le meilleur de la ville, et dégustez-le assis sur un banc face à la mer. Le quartier étant excentré, on y accède en bus ou en taxi (assez de circulation en journée) ; une alternative agréable est de prendre un ferry jusqu’à Beşiktaş puis marcher 20 minutes le long du Bosphore jusqu’à Ortaköy. Ne manquez pas d’entrer dans la jolie mosquée baroque pour admirer ses vitraux et son décor intérieur raffiné entre deux dégustations gourmandes !
12. Tour de la Jeune Fille (Kız Kulesi) – L’île légendaire du Bosphore
Au milieu du Bosphore, à quelques encablures de la rive d’Üsküdar, se dresse une tour solitaire chargée de légendes : la Tour de la Jeune Fille, ou Maiden’s Tower en anglais, appelée Kız Kulesi en turc. Cet îlot minuscule a servi tour à tour de poste de douane, de phare et de station de quarantaine au fil des siècles, mais la légende la plus célèbre raconte qu’un sultan y aurait enfermé sa fille pour la protéger d’une prédiction funeste annonçant sa mort par morsure de serpent – hélas, un serpent caché dans un panier de fruits apporté à la princesse accomplit la prophétie, donnant son nom romantique et tragique à la tour. Aujourd’hui, la Kız Kulesi abrite un café-restaurant offrant un cadre unique pour boire un thé en profitant d’une vue imprenable sur la vieille ville et le Bosphore tout autour. Conseils pratiques : On peut rejoindre la Tour de Léandre en bateau-navette depuis Üsküdar (Salacak) en journée. Vérifiez bien les horaires, car les traversées peuvent être réduites hors saison. La visite de la tour elle-même est assez rapide (c’est un petit monument), mais la véritable attraction est l’emplacement : pensez à monter jusqu’à la terrasse panoramique. Meilleur moment : le coucher de soleil, lorsque le ciel en feu encadre la silhouette de la tour – depuis la rive d’Üsküdar (promenade de Salacak), la vue sur la tour avec en arrière-plan les monuments d’Istanbul (Sainte-Sophie, Mosquée Bleue) est l’une des plus belles cartes postales de la ville. C’est un lieu prisé des couples pour son atmosphère romantique. En 2023, la tour a rouvert après restauration, offrant un musée et une expérience modernisée aux visiteurs. Que vous choisissiez d’y accoster ou de l’admirer depuis le rivage asiatique, la Tour de la Jeune Fille vous plongera dans les contes et mystères du Bosphore.
13. Mosquée Süleymaniye – Harmonie et sérénité sur la colline de Soliman
Perchée sur l’une des sept collines d’Istanbul, la mosquée Süleymaniye est un chef-d’œuvre de l’architecte Sinan, édifié au XVIème siècle pour le sultan Soliman le Magnifique. Plus discrète que la Mosquée Bleue, elle n’en est pas moins grandiose et incarne l’apogée de l’architecture ottomane classique. Son immense cour aux colonnes de marbre, sa silhouette élégante à quatre minarets et son dôme principal de 53 m de haut impressionnent dès l’approche. À l’intérieur, l’atmosphère est d’une grande quiétude : la hauteur sous coupole et la sobriété de la décoration (tons crème, motifs calligraphiques raffinés) inspirent au recueillement. Dans les jardins en terrasse derrière la mosquée, vous découvrirez un panorama somptueux sur la Corne d’Or et le Bosphore – un lieu idéal pour admirer le coucher du soleil sur la ville historique. Conseils pratiques : La mosquée est ouverte aux visiteurs en dehors des heures de prière, et l’entrée y est gratuite. Comme toujours, tenue correcte exigée et foulard pour les femmes. Par son emplacement un peu excentré (quartier de Beyazit/Edirnekapı), elle est moins fréquentée des touristes, ce qui permet de l’apprécier au calme, surtout le matin. Ne manquez pas de visiter les jardins attenants où se trouvent les mausolées de Soliman le Magnifique et de son épouse Roxelana (Hürrem Sultan) – de très beaux tombeaux décorés de faïences. À proximité, de petites échoppes proposent du thé et du maïs grillé pour grignoter en contemplant la vue. La Süleymaniye Camii étant située non loin du Grand Bazar, vous pouvez combiner les deux visites dans la même demi-journée. Légèrement à l’écart des circuits classiques, cette mosquée reste le coup de cœur de nombreux voyageurs pour sa beauté tranquille et la spiritualité qui s’en dégage.
14. Église Saint-Sauveur-in-Chora (Kariye Camii) – Joyau de l’art byzantin
Pour les amateurs d’art et d’histoire byzantine, la visite de l’église Saint-Sauveur-in-Chora (Kariye Müzesi, aujourd’hui mosquée Kariye) est un véritable enchantement. Nichée dans le quartier traditionnel d’Edirnekapı à l’ouest de la vieille ville, cette petite église du XIVème siècle, autrefois rattachée à un monastère, abrite l’une des plus belles collections de mosaïques et fresques byzantines au monde. Les mosaïques dorées qui tapissent le narthex et le paraclosion racontent, avec une finesse incroyable, des scènes de la vie du Christ et de la Vierge Marie : on reste bouche bée devant la mosaïque de la généalogie du Christ ou celle du Dormition de la Vierge. Les fresques de la Descente aux Limbes et du Jugement dernier dans la chapelle funéraire sont d’un dynamisme saisissant et ont traversé les siècles quasiment intactes. Conseils pratiques : L’église, transformée en mosquée en 2020, est ouverte gratuitement au public, mais les œuvres peuvent être voilées durant les offices musulmans. En pratique, en dehors des heures de prière, on peut généralement admirer la plupart des mosaïques (renseignez-vous car la situation peut évoluer). Le site est un peu éloigné du centre touristique : on peut y aller en taxi ou en bus, ou bien profiter d’une belle balade le long des remparts de Constantinople dont un tronçon passe à proximité. Il y a moins d’affluence qu’à Sainte-Sophie, ce qui permet de prendre son temps pour détailler chaque scène – éventuellement avec un guide ou un audio-guide pour bien comprendre les épisodes bibliques représentés. Après la visite, ne manquez pas de flâner dans les rues environnantes de Balat, pleines de vie et de couleurs, puisque vous êtes tout près (voir point nº17). L’Église de Chora, véritable trésor caché, est une plongée hors du temps dans la splendeur artistique de l’empire byzantin.
15. Hippodrome de Constantinople (Place Sultanahmet) – Sur les traces de l’Antiquité
Au cœur du quartier de Sultanahmet s’étend une vaste place piétonne arborée qui fut jadis le centre névralgique de Constantinople : l’Hippodrome. Construit au IIIème siècle, il pouvait accueillir plus de 100 000 spectateurs venus assister aux courses de chars effrénées et autres cérémonies impériales. Bien que le stade en lui-même n’existe plus, on peut encore y admirer plusieurs monuments antiques d’une grande valeur symbolique : l’Obélisque de Théodose, monolithe de granit rose vieux de 3 500 ans provenant d’Égypte, érigé ici au IVème siècle et couvert de hiéroglyphes célébrant le pharaon Thoutmôsis III ; la Colonne Serpentine, vestige en bronze d’un trépied grec rapporté de Delphes, dont il subsiste les trois corps entrelacés de serpents (les têtes ayant disparu au fil du temps) ; et la Fontaine allemande, un élégant kiosque octogonal en marbre et mosaïques offert par l’empereur Guillaume II en 1901, symbole de l’amitié germano-ottomane. En se promenant sur cette esplanade, on marche littéralement sur l’histoire : sous vos pieds se trouvent encore les fondations de la spina (muret central de l’hippodrome) et les gradins de l’ancien cirque romain. Conseils pratiques : L’accès est libre et à toute heure, c’est un espace public parfait pour faire une pause entre la visite de la Mosquée Bleue et de Sainte-Sophie qui sont aux deux extrémités. Des bancs ombragés permettent de s’asseoir pour contempler les monuments et écouter éventuellement un guide raconter les anecdotes sanglantes des courses de chars et des factions rivales (les Bleus et les Verts) qui excitaient la foule byzantine. En été, passez en soirée : les monuments sont illuminés, l’ambiance plus fraîche et souvent des artistes de rue se produisent, redonnant vie à ce lieu bimillénaire. Le matin tôt, c’est aussi un spot apprécié pour jogger au milieu de l’histoire !
16. Quartier d’Eminönü & Pont de Galata – Au confluent de la Corne d’Or
Eminönü est l’un des quartiers les plus vivants et typiques d’Istanbul, situé à l’extrémité sud du pont de Galata, là où la Corne d’Or rejoint le Bosphore. C’est ici que l’on prend les ferries pour les différentes destinations, que l’on visite le Marché aux Épices (voir point nº7) et que se dresse la silhouette élégante de la Nouvelle Mosquée (Yeni Cami) avec ses dômes gris perle. Sur la grande place d’Eminönü, les vendeurs ambulants proposent du maïs grillé et des simit (pain en forme d’anneau au sésame) aux passants, tandis que, le long des quais, de pittoresques bateaux-restaurants décorés de dorures préparent les fameux balık-ekmek – ces sandwichs au poisson grillé emblématiques qu’on déguste sur le pouce face à la mer. Le Pont de Galata, quant à lui, est un lieu incontournable pour comprendre Istanbul : ce pont mobile à deux niveaux enjambe la Corne d’Or et relie la vieille ville (Eminönü) au quartier de Karaköy/Galata. Sur sa partie supérieure, il est toujours bordé de dizaines de pêcheurs alignés qui taquinent le poisson dans le courant. Sur la partie inférieure du pont se succèdent restaurants et cafés de fruits de mer très agréables pour boire un thé ou déguster un poisson frais avec vue sur le Bosphore et le va-et-vient incessant des bateaux. Conseils pratiques : Traversez le pont à pied sur le trottoir supérieur pour profiter de la vue panoramique : d’un côté les mosquées de Sultanahmet, de l’autre la tour de Galata sur sa colline. Au milieu du pont, arrêtez-vous un instant pour contempler les deux continents d’un seul regard et sentir l’âme d’Istanbul. Le soir, les lumières de la ville se reflètent dans l’eau, ce qui rend la balade encore plus magique. Attention aux mouettes voleuses de nourriture si vous tenez un sandwich ! Au bout du pont côté Karaköy, vous pourrez continuer vers la Galata en passant devant la Tour de Galata ou bifurquer vers le quartier de Karaköy, en pleine renaissance hipster avec ses cafés et galeries d’art. Eminönü et le pont de Galata incarnent l’énergie bouillonnante du quotidien stambouliote, à ne rater sous aucun prétexte pour s’imprégner de la vie locale.
17. Quartiers de Balat & Fener – Balade haute en couleur dans l’Istanbul authentique
Envie de sortir des sentiers battus ? Direction les quartiers de Fener et Balat le long de la Corne d’Or, au nord-ouest de Sultanahmet. Ces anciens quartiers grec (Fener) et juif (Balat) d’Istanbul offrent un voyage dans le temps et un visage pittoresque de la ville, avec leurs ruelles pavées en pente bordées de maisons ottomanes en bois aux façades colorées et parfois défraîchies. Balat est notamment célèbre sur Instagram pour ses maisons aux teintes vives le long de la rue Kiremit, ou l’escalier arc-en-ciel de la rue Merdivenli Yokuş. Mais au-delà de ces vues charmantes, le quartier respire l’authenticité : les enfants jouent dans la rue, les grand-mères papotent aux balcons, les chats paressent sur les rebords de fenêtres. Fener abrite quant à lui le Patriarcat œcuménique de Constantinople (centre spirituel de l’Église orthodoxe orientale) et son église Saint-Georges, ainsi que le monumental lycée grec orthodoxe (Phanar) reconnaissable à sa façade rouge brique. On y trouve aussi de nombreuses églises et synagogues cachées témoignant du riche passé cosmopolite de la ville. Conseils pratiques : L’idéal est de visiter Balat/Fener le matin, quand la lumière illumine joliment les façades colorées – et de préférence en semaine pour ressentir la vie de quartier hors du tourisme du week-end. Portez de bonnes chaussures car ça grimpe ! Prenez votre temps pour vous perdre dans le dédale de ruelles : chaque coin réserve une découverte, qu’il s’agisse d’un antique hammam en ruine, d’un café vintage ou d’une galerie d’art contemporaine ouvrant dans un ancien garage. De nombreux cafés tendance ont fleuri dans Balat, n’hésitez pas à faire une pause café turc ou limonade maison dans l’un d’eux, décoré façon brocante. Enfin, pourquoi ne pas combiner cette visite avec la colline de Pierre Loti (point suivant) ? Un bus ou une courte marche le long de la Corne d’Or vous y mènera. Balat et Fener séduisent par leur atmosphère bohème, photogénique et profondément attachante – un must pour ceux qui veulent voir l’Istanbul des Stambouliotes, en dehors des monuments célèbres.
18. Colline de Pierre Loti – Café panoramique sur la Corne d’Or
Pour une pause bucolique avec vue, rendez-vous à la colline de Pierre Loti, du nom de l’écrivain français qui aimait s’y ressourcer au XIXème siècle. Située dans le quartier d’Eyüp, cette colline verdoyante domine la Corne d’Or et offre un panorama imprenable sur l’estuaire et les toits d’Istanbul. On y accède soit à pied (par un sentier qui serpente à travers un vieux cimetière ottoman aux stèles penchées, ce qui confère une atmosphère mystique à la montée), soit plus confortablement par un téléphérique qui part en bas d’Eyüp près de la mosquée. Au sommet se trouve le café Pierre Loti, une charmante terrasse ombragée où l’on sert le thé à la turque et le café traditionnel dans de jolies tasses en porcelaine, ainsi que des douceurs. C’est l’endroit parfait pour s’asseoir et contempler Istanbul s’étendre sous vos yeux, entre minarets et gratte-ciels, loin du tumulte. Conseils pratiques : Essayez de venir en fin d’après-midi pour profiter de la lumière dorée puis du coucher du soleil sur la ville – l’un des plus beaux qu’il m’ait été donné de voir, avec le ciel se reflétant dans la Corne d’Or. Les tables du premier rang au café sont très demandées ; en haute saison arrivez un peu avant l’heure du coucher du soleil pour en attraper une. Le site est fréquenté par les touristes mais aussi par de nombreux locaux, notamment des couples et des familles, ce qui lui conserve une authenticité. En redescendant, faites un tour dans le quartier d’Eyüp en contrebas : visitez la Mosquée Eyüp Sultan (lieu de pèlerinage important) et goûtez aux künefe (dessert à base de fromage frais et de pâte filo, arrosé de sirop) dans les confiseries traditionnelles du coin. La colline de Pierre Loti est une bulle de tranquillité et de romantisme, une expérience hors du temps à ne pas manquer pour admirer Istanbul d’en haut.
19. Colline de Çamlıca – Istanbul à vos pieds depuis l’Asie
Point culminant d’Istanbul à 268 mètres d’altitude, la colline de Büyük Çamlıca (grande Çamlıca) sur la rive asiatique vous offre un panorama à 360° sur toute la métropole, des îles des Princes à la mer Noire. Ce grand parc boisé prisé des Stambouliotes est idéal pour une escapade nature avec vue. On y trouve des jardins fleuris, des aires de pique-nique et quelques cafés-restaurants conviviaux. Depuis 2019, la colline est aussi connue pour abriter la grande mosquée de Çamlıca, la plus vaste de Turquie, dont les six minarets dominent désormais la silhouette d’Istanbul côté asiatique. Cette mosquée moderne, bien que récente, s’inspire du style classique ottoman et peut accueillir jusqu’à 60 000 fidèles ! Visitable en dehors des prières, elle impressionne par ses volumes et sa position stratégique visible de loin. Conseils pratiques : Pour rejoindre Çamlıca, le plus simple est de prendre un taxi ou un véhicule privé depuis Üsküdar (le parc est un peu excentré sur la colline). Prévoyez cette excursion de préférence par temps clair afin de profiter pleinement de la vue – les jours sans brume, on voit distinctement les deux ponts du Bosphore, la vieille ville, et même l’île d’Heybeliada au loin. Au coucher du soleil, l’endroit est magique pour les photographes et les amoureux : la lumière y est splendide et la ville s’étale à perte de vue, se parant peu à peu de ses lumières nocturnes. Sur place, dégustez un thé ou un café turc dans l’un des kiosques panoramiques du parc. Notez que la colline comporte deux parties : Büyük Çamlıca (où est la mosquée) et Küçük Çamlıca (colline adjacente plus basse avec tour de télévision) – la plupart des visiteurs se concentrent sur la grande colline. Avec son air frais et ses panoramas impressionnants, Çamlıca vous fera apprécier l’étendue d’Istanbul et la rencontre harmonieuse entre nature et urbanisme.
20. Bain turc traditionnel (Hammam) – Détente et culture du bien-être ottoman
Après de longues journées de marche à explorer la ville, quoi de mieux que de s’offrir une pause relaxation absolue dans un hammam traditionnel ? Véritable institution de la culture turque, le bain turc permet de mêler bien-être, purification du corps et découverte d’un rituel ancestral. Istanbul compte de nombreux hammams historiques, souvent plusieurs fois centenaires, aux décors somptueux de marbre et de dômes percés d’étoiles de lumière : par exemple le Çemberlitaş Hammamı (1584) près du Grand Bazar, ou le Cağaloğlu Hammamı (1741) non loin de Sainte-Sophie – tous deux figurent parmi les plus célèbres et authentiques. L’expérience typique commence dans le camekan (salle de détente) où l’on vous remet pestemal (fouta) et sandales, avant de passer dans la salle chaude sous la coupole centrale. Allongé sur le göbek taşı (plateau de marbre chauffé), on se laisse alors aller entre les mains expertes du tellak ou de la natır qui effectuera un gommage énergique au gant de crin, suivi d’un savonnage au doux parfum de savon noir et d’un massage relaxant. On ressort de là complètement détendu, la peau douce comme jamais, prêt à savourer un thé tranquillement. Conseils pratiques : Les hammams sont en général non mixtes (séances séparées hommes/femmes ou bien deux sections différentes). Certains accueillent les couples à certaines heures (par exemple le hammam Süleymaniye propose des sessions mixtes pour familles/touristes). Le tarif d’un hammam traditionnel avec massage/gommage varie selon l’établissement (comptez entre 30 et 50€ dans les grands hammams historiques touristiques). N’oubliez pas d’emporter un maillot de bain si vous préférez être plus à l’aise (sinon on vous fournira un sous-vêtement jetable). Pourboire apprécié si le service vous a plu. Évitez de prévoir une activité trop intense juste après, car un hammam bien chaud peut vous plonger dans une douce torpeur. C’est l’activité parfaite en fin de journée ou s’il pleut ! En plus de la détente physique, vous vivrez un moment de bien-être culturel unique, dans le même bain de vapeur que les sultans et vizirs d’autrefois.
21. Spectacle de Derviches Tourneurs – La transe mystique soufie
Assister à une cérémonie de derviches tourneurs est une expérience culturelle et spirituelle à ne pas manquer lors d’un séjour à Istanbul. Issus de la confrérie soufie Mevlevi fondée par le poète mystique Rumi, les derviches exécutent un rituel sacré appelé Sema durant lequel ils tournent sur eux-mêmes, habillés de longues robes blanches évasées, pour atteindre l’extase mystique. Au son hypnotique de la flûte ney, des tambours et des chants soufis, les derviches entrent en transe en pivotant inlassablement, une main tournée vers le ciel pour recevoir la grâce divine et l’autre vers la terre pour la transmettre. Le spectacle est fascinant, visuellement et émotionnellement – on se laisse envoûter par la grâce et la lenteur de leurs rotations, symbolisant le mouvement des astres et l’élévation de l’âme. À Istanbul, plusieurs lieux offrent la possibilité d’assister à une telle cérémonie : le Centre culturel Hodjapasha (un ancien bain ottoman converti en salle de spectacle près d’Eminönü) propose un spectacle de derviches tourneurs très apprécié, tout comme le Galata Mevlevi Museum (ancien couvent mevlevi près de la tour de Galata) qui organise des séances certains jours. Conseils pratiques : Réservez vos places à l’avance, notamment en haute saison, car les séances sont vite complètes. Habillez-vous correctement et notez que pendant la cérémonie il est interdit de prendre des photos avec flash ni d’applaudir, car il s’agit avant tout d’un rite religieux authentique et non d’une performance touristique. La sema dure environ 45 minutes. Même si vous n’êtes pas particulièrement spirituel, vous ressortirez apaisé et impressionné par cette ambiance hors du temps. Selon Tourismania et de nombreux voyageurs, c’est l’un des moments forts d’un voyage en Turquie – un aperçu de la richesse intérieure du patrimoine culturel turc.
22. Îles des Princes – Escapade bucolique hors du temps
À quelques kilomètres au large d’Istanbul, dans la mer de Marmara, se trouvent les Îles des Princes (Adalar en turc), un archipel de neuf îles dont quatre sont accessibles et habitées. Loin de l’agitation stambouliote, ces îles offrent une atmosphère paisible et rétro, idéale pour une excursion d’une journée. La plus grande et la plus visitée est Büyükada, connue pour ses élégantes villas ottomanes aux balcons en bois et ses bougainvillées fleuries. Ici, les voitures sont interdites : on se déplace à vélo, en voiturette électrique ou à pied, ce qui rend la balade très agréable. On peut y faire le tour de l’île, grimper jusqu’au monastère Saint-Georges au sommet de la colline (avec une vue panoramique sur l’archipel et Istanbul au loin), ou simplement profiter des petites plages et criques pour une baignade en été. Les autres îles, comme Heybeliada, Burgazada ou Kınalıada, sont plus petites mais tout aussi charmantes, avec leurs restaurants de poisson en bord de mer et leurs sentiers boisés odorants (pins, lauriers). Conseils pratiques : Pour s’y rendre, empruntez un ferry depuis Kabataş ou Eminönü – la traversée dure entre 1h et 1h30 selon l’île et permet déjà de profiter d’une mini-croisière. En haute saison, prenez le bateau de bonne heure pour éviter la foule et la chaleur de midi. Sur Büyükada, la location de vélo est un excellent moyen de découvrir l’île à votre rythme (attention aux montées, ça grimpe par endroits !). Prévoyez de l’eau et de la crème solaire, le climat y est souvent chaud en été. Le week-end, les Stambouliotes affluent en nombre, donc si vous cherchez la tranquillité optez pour une visite en semaine. Enfin, goûtez les spécialités locales, par exemple la glace à la mastic de Chios vendue sur le port ou un bon poisson grillé dans l’un des restaurants en front de mer. Cette escapade insulaire vous fera complètement oublier la métropole, le temps de respirer l’air marin et de vivre au ralenti – un vrai bol d’air dans votre voyage.
23. Quartier de Kadıköy – Vie locale et gourmandises sur la rive asiatique
Pour toucher du doigt l’art de vivre stambouliote côté asiatique, un tour dans le quartier de Kadıköy s’impose. Ce quartier vibrant, souvent moins touristique, est un mélange de tradition et de modernité qui ravira les curieux. Dès la sortie du ferry à Kadıköy, on plonge dans le marché de Kadıköy : un dédale de ruelles piétonnes débordant d’étals de poisson frais, de fruits et légumes colorés, d’épices, de fromages anatoliens et d’olives de toutes sortes. Les épiceries fines y côtoient les vendeurs de rue et l’ambiance est délicieusement animée, surtout le matin. Kadıköy est également réputé pour sa scène gastronomique et son street-food varié : on peut y déguster un dürüm (sandwich roulé) au kebab juteux, des midye dolma (moules farcies au riz épicé vendues à la sauvette, un délice), ou encore le fameux Çiya Sofrası, restaurant culte proposant des mezzés et plats traditionnels anatoliens. En vous baladant dans le secteur de Moda, le visage de Kadıköy devient plus moderne et bohème : friperies, librairies, boutiques de jeunes créateurs, sans oublier de nombreux cafés branchés et bars à la mode qui en font un haut lieu de la vie nocturne stambouliote. Le long du bord de mer de Moda, les familles et les jeunes se retrouvent pour pique-niquer au coucher du soleil en contemplant la silhouette de la péninsule historique de l’autre côté de l’eau. Conseils pratiques : Rejoignez Kadıköy en ferry depuis Eminönü ou Karaköy – la traversée est courte et offre une belle vue (prenez un thé à bord). Consacrez-y au moins une demi-journée : par exemple, matinée au marché et déjeuner, puis flânerie dans Moda l’après-midi et pourquoi pas dîner et soirée dans un bar à musique live. Le soir, le quartier autour de la rue Kadife (surnommée Barlar Sokağı, la rue des Bars) est très animé et sûr, vous y croiserez la jeunesse stambouliote. Pour un moment sucré, goûtez à la crème glacée au salep chez Ali Usta, un glacier célèbre de Moda. Kadıköy vous montrera une facette plus quotidienne et authentique d’Istanbul, loin des monuments, et pourtant tout aussi enrichissante pour comprendre la ville.
24. Goûter aux délices d’Istanbul – Paradise des gourmands
Un voyage à Istanbul ne serait pas complet sans une immersion gourmande dans la cuisine stambouliote, riche mélange d’influences orientales et occidentales. La ville est un paradis pour les papilles, du matin au soir. Commencez la journée à la turque avec un petit-déjeuner copieux : thé noir à profusion, olives, fromage blanc de brebis, concombre, tomate, miel et kaymak (crème de bufflonne), sans oublier le simit frais du boulanger, ce pain circulaire au sésame que l’on trouve à chaque coin de rue. En journée, offrez-vous un encas : un verre de jus de grenade pressée sur un stand, ou un délicieux börek (feuilleté farci au fromage ou à la viande) chez un vendeur ambulant. Istanbul est aussi le royaume des douceurs : impossible de ne pas succomber aux loukoums aux saveurs variées (rose, pistache, citron) – on en trouve de très fins au bazar aux Épices par exemple. Les baklavas sont une autre tentation : ces pâtisseries feuilletées imbibées de sirop et garnies de pistaches ou de noix, notamment celles de la maison Hafız Mustafa ou Karaköy Güllüoğlu, font partie des meilleures du monde. Entre deux visites, installez-vous dans un café traditionnel pour siroter un café turc au marc épais, servi dans sa petite tasse avec un morceau de loukoum – prenez le temps de le déguster et peut-être de tenter de lire l’avenir dans le marc (pratique populaire). Le soir venu, direction une meyhane (taverne) pour un repas convivial : commandez une sélection de mezzés froids et chauds (purée d’aubergine, tzatziki, feuilles de vigne farcies, crevettes à l’ail, etc.), puis un plat de poisson grillé ou de kebab d’agneau, le tout arrosé éventuellement d’un verre de raki, l’alcool anisé local. L’atmosphère y est chaleureuse et musicale, on trinque en disant "Şerefe !" (à la santé). Conseils pratiques : Istanbul regorge de bonnes adresses de tout niveau de prix, n’hésitez pas à suivre les recommandations de Tourismania ou d’un guide local pour éviter les attrape-touristes et découvrir les enseignes fréquentées par les locaux. Pour une expérience complète, envisagez de participer à un tour gastronomique guidé, qui vous fera découvrir des spécialités cachées et vous mènera de Karaköy à Kadıköy en passant par les étals d’Eminönü. Et surtout, laissez-vous tenter par tout : la cuisine turque est généreuse et variée, adaptée aux carnivores comme aux végétariens. Voyager par les saveurs est sans doute l’une des meilleures réponses à la question que faire à Istanbul !
25. Musées Archéologiques d’Istanbul – Trésors des civilisations passées
Pour les passionnés d’histoire et d’archéologie, les Musées Archéologiques d’Istanbul figurent parmi les incontournables. Situé dans le parc du palais de Topkapi, cet ensemble de trois musées abrite plus d’un million d’objets retraçant des millénaires d’histoire, depuis l’Antiquité mésopotamienne jusqu’à l’ère ottomane. Le musée principal, logé dans un élégant bâtiment du XIXème siècle, expose des statues gréco-romaines et de précieux sarcophages sculptés. La pièce la plus célèbre est sans doute le Sarcophage d’Alexandre le Grand, chef-d’œuvre hellénistique en marbre découvert à Sidon : ses bas-reliefs détaillés illustrant des scènes de bataille d’Alexandre sont d’une finesse inouïe. À ses côtés, le Sarcophage des Pleureuses (IVème s. av. J.-C.) fascine par les 18 figures de femmes en deuil sculptées en ronde-bosse autour de la tombe – émotion garantie devant cette antiquité émouvante.
Le Musée de l’Orient Ancien, autre section du complexe, renferme des trouvailles des civilisations mésopotamiennes, égyptiennes et anatoliennes : ne manquez pas la stèle du Traité de Kadesh (premier traité de paix connu, entre Égyptiens et Hittites) ou la statue du roi Narâm-Sîn d’Akkad. Le troisième pavillon, appelé Kiosque émaillé (Çinili Köşk), expose une riche collection de céramiques et faïences seldjoukides et ottomanes aux motifs éclatants. Conseils pratiques : L’accès est inclus dans le Pass Musée d’Istanbul (pratique si vous visitez Topkapi et d’autres sites payants). Les galeries étant vastes, ciblez à l’avance les sections qui vous intéressent le plus (antiquités grecques, orientales, islamiques…). Des travaux de rénovation ont eu lieu ces dernières années, assurez-vous que toutes les salles soient ouvertes lors de votre venue. Prévoyez au moins 2 à 3 heures pour une visite convenable, plus si vous êtes véritablement passionné. Les panneaux explicatifs sont en turc et anglais, pensez à louer un audio-guide pour ne rien manquer des histoires que recèlent ces artefacts. Peu fréquentés comparés aux monuments, ces musées offrent une parenthèse calme et climatisée en été. En parcourant ces salles remplies de statues millénaires, de tablettes cunéiformes et de mosaïques, on prend pleinement conscience que Istanbul est l’héritière de multiples civilisations – un véritable voyage dans le temps, complément parfait à l’exploration de la ville actuelle.
Istanbul est une ville-monde qui ne ressemble à aucune autre, et ces 25 expériences incontournables ne sont qu’un aperçu de sa richesse infinie. Des splendeurs byzantines de Sainte-Sophie aux couchers de soleil romantiques du Bosphore, en passant par l’énergie des bazars et la sérénité des jardins sur les collines, la cité aux mille minarets émerveille à chaque coin de rue. Que vous soyez passionné d’histoire, fin gourmet, amateur de panoramas ou simple flâneur avide de dépaysement, Istanbul vous comblera par ses contrastes. Tourismania, en tant que guide expert, espère vous avoir aidé à répondre à la question « Que faire à Istanbul ? » en vous inspirant pour votre prochain voyage. N’hésitez pas à varier les plaisirs : alternez journées culturelles intenses et moments de détente dans un hammam ou un café traditionnel, aventurez-vous tant sur la rive européenne qu’asiatique pour saisir l’âme bicontinentale de la ville. En pratique, pensez à adapter votre programme selon la saison (par exemple, privilégiez tôt le matin en été pour éviter la chaleur, profitez des festivals et événements nocturnes, etc.) et à réserver certaines visites si nécessaire. En quittant Istanbul, vous repartirez non seulement avec des souvenirs plein la tête et le cœur, mais aussi avec peut-être un peu de cette magie orientale qui fait dire que qui a vu Istanbul, a vu le monde. Bon voyage dans cette ville extraordinaire – güle güle ! (Au revoir et à bientôt).